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* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

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Publié par VERICUETOS

 Poésie inédite de la poète française Laetitia GAND

Le blog de Vericuetos a le plaisir de vous présenter la poésie inédite de Laetitia GAND. 

Traduit à l'espagnol par Libia Acero-Borbon

 

Clown.

 

Clown, lui. Il est drôle et fou.

Il met son nez rouge et son nœud papillon dans le cou

Pour dissiper ma tristesse et me voir sourire

Il aime ma bouche qui dessine sa demi-lune. Cela lui fait plaisir,

Le rend heureux. Et moi, j'aime çà !

Nos éclats de rire, pas à pas

Nous entourent. On devient tous les deux des clowns

Sous un chapiteau mais, nous sommes seuls au monde.

Je nous vois bien faire comme une ronde

A deux, danser, s'enlacer et se sourire.

On est comme des gamins

Qui se moquent bien du lendemain

Qui aspirent

Juste à vivre.

 

***

 

Payaso

 

Payaso, él. Es divertido y loco.

Pone su nariz roja y su corbatín en el cuello

Para disipar mi tristeza y verme sonreír

Le gusta mi boca que dibuja su media luna. Esto le gusta,

 

Lo hace feliz. ¡Y yo, lo adoro!

Nuestras carcajadas, paso a paso

Nos rodean. Nos volvemos los dos payasos

Bajo una carpa pero, estamos solos en el mundo.

Nos vemos haciendo como una ronda

A dos, bailar, estrecharse y sonreírse.

Somos como pilluelos

Que se burlan bien del mañana

Que aspiran

Justo a vivir.

 

2

 

Fille de la campagne,

 

Se souvenir des cheveux tressés au vent,

Des silences légers, du temps qui passait lentement,

Le pas non pressé sur le chemin aux petits cailloux.

Le soleil fou

Sur nos têtes, l'envie de se perdre

Dans le pré verdoyant et fleuri.

Cueillir le bouquet odorant, pins d'oiseau,

Coucous et marguerites. Les oiseaux

Volant au-dessus, l’œil curieux, presque ils rient.

Et sentir sous la narine, les fleurs, les respirer comme la vie

Sourire et rêver avec une simplicité farouche.

Se surprendre à guetter la mouche

Posée sur un brin d'herbe, rencontre éphémère

Avant rupture dans les airs.

 

Et la fille passe comme le temps.

Et les sourires s'effacent comme le vent.

Cheveux courts mais aucun oubli.

Il suffira d'un retour pour que se savourent

Les bonheurs de jadis...

 

***

 

Chica del campo,

 

Acordarse de los cabellos trenzados al viento,

De silencios ligeros, del tiempo que lentamente pasaba,

Del paso no tan apresurado sobre el camino pedregal.

El sol loco

En nuestras cabezas, las ganas de perderse

En el prado verdoso y florido.

Recoger ramos olorosos, el pino carrasco,

Cucos y margaritas. Las aves

Volando arriba, el ojo curioso, casi ríen.

 

Y sentir bajo la nariz, las flores, respirarlas como la vida

Sonreír y soñar con una sencillez feroz.

Sorprenderse al acechar la mosca

Que posa sobre una triza de hierba, encuentro efímero

Antes de partir en los aires.

 

Y la chica pasa como el tiempo.

Y las sonrisas se borran como el viento.

Cabellos cortos pero ningún olvido.

Bastará de una vuelta para que se saboreen

Las felicidades de antaño

 

3

 

Te souviens-tu du lilas

De sa senteur ?

Il te disait déjà

Il te disait l'amour, ton cœur

Mais nous étions endormis...

 

***

 

Te acuerdas de la lila

¿De su olor?

Ya te decía

Te decía el amor, tu corazón

Pero estábamos adormecidos...

 

4

 

Le sein doux de la mère,

la goutte de lait qui s'écoule,

la petite bouche gourmande

presque carnassière.

 

Regards dans la profondeur,

des flammes élégantes

et soudain, la petite tête qui s'incline,

les paupières lourdes et roses.

Sourire attendri de la mère.

 

Les rayons du soleil cajolent

mais les bras maternels

ont cette tendresse

qui jamais ne s'éteint,

même à l'envolée de l'ange...

 

***

 

El pecho suave de la madre,

La gota de leche que fluye,

La pequeña boca golosa

Casi carnívora

Miradas profundas,

llamas elegantes

Y de repente, la pequeña cabeza que se inclina,

Los párpados pesados y sonrosados

La sonrisa tierna de la madre.

 Los rayos del sol los miman

Pero los brazos maternales

Tienen esta ternura

Que jamás se apaga,

Incuso en la elevación del ángel...

 

5

 

Entre ombre et lumière,

La nuit se noie

Dans l'aube

Sa mort abreuve le soleil.

Ombres dispersées.

 

Soumises.

Seules restes

Les fidèles au jour,

Accrochées aux choses

Autant qu'aux hommes.

 

 ***

 

Entre sombra y luz,

La noche se ahoga

En el alba

Su muerte abreva el sol.

Sombras dispersas.

Sumisas.

Solas quedan

Los fieles  del día,

Colgadas a las cosas

Tanto como a los hombres.

 

 Poésie inédite de la poète française Laetitia GAND
 Poésie inédite de la poète française Laetitia GAND

Laetitia GAND

Auteure et chroniqueuse littéraire née à Neufchâteau dans les Vosges (88), en France en 1979, elle vit désormais dans le Territoire de Belfort (90). Dès l'enfance attirée par les livres et le monde littéraire, elle a suivi des études dans le domaine. Son écriture est variée et sensible passant de la poésie au conte, la nouvelle, le dialogue.... Toujours des projets plein la tête dont un essai et un roman tout en continuant d'écrire de la poésie son art premier.

Elle a notamment publiée quelques recueils de poésie : 

 - Le roman du temps qui passe, éditions Joseph Ouaknine, 2011

  - Entendez-vous...cette chaleur jaune? éditions Clair de Plume 34, 2012 (plus d'éditeur pour le moment)

 - Traces de vie, éditions Omri Ezarti, 2013 ( réédité aux éditions Cana, août 2016 ), "mention spéciale" du Prix Al Bayane de poésie 2013. 

 - Histoires d'eau douce et d'eau salée, éditions Mon petit éditeur, 2014

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Gand Laetitia 20/01/2017 19:40

être publiée par vous Libia, dans votre revue, est pour moi un grand pas. Moi qui aime écrire et parler espagnol, j'en suis heureuse et cela me fait plaisir déjà pour mon lectorat espagnol. Je vous remercie pour tout.

(Libia, será publicado por usted en su opinión para mí es un gran paso. Yo que le gusta escribir y hablar en español, estoy feliz y me complace tener mis lectores españoles. Gracias por todo)