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* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

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Publié par VERICUETOS

Extractos de la colección poética " Tantacarcel"del poeta colombiano

Francisco Amín Mosquera

Traducción realizada por Nathalie Duhart

  

 

LA FLOR DE DILIA


  El tiempo pasa y no pasa

Pasamos nosotros pensando y diciendo

Pasa el tiempo y ¿sí pasa?

Asciendo a la luz de  tu mirada eterna

Me  clavan tus ojos en las líneas de estos caminos

Llego hasta la sensación de los arcanos

 

Algunos llaman instante  a este secreto

Cuando la flor de Dilia luminosa germina

Delicioso vegetal que crece ante mis ojos,

 

Roja me alimenta...

                                                                                          El mismo soy y otro en este mundo.

 

Pasa el tiempo y no pasa

Gracias a la Flor de Dilia

Canto en el alma.

Sí. La música es el misterio que nos cuida.

 

 

La fleur de Dilia

 

Le temps passe et ne passe pas 

Nous avançons nous mêmes en pensant et disant

Le temps passe et est-ce qu'il passe ?

Je rejoins la lumière de ton regard éternel

tes yeux me clouent sur les lignes de ces chemins

 Je parviens même à avoir la sensation des arcanes 

 

Certains appellent ce secret l'instant

Quand la fleur de Dilia lumineuse germe

Végétal délicieux qui croît devant mes yeux,

       

Rouge elle  me nourrit...

      Je suis le même et autre dans ce monde.

 

Le temps passe et ne passe pas

Grâce à la fleur de Dilia

Chant dans l'âme 

Oui. La musique est le mystère qui veille sur de nous.

   

 


EN  UNA SALA DE TEATRO

EN  TANTACARCEL

 

 

Preguntó el títere a la marioneta:

-¿Quién con manos de maestro

Mueve los hilos que te invitan a bailar con gracia?

 -¿Hilos?¿Cuáles hilos?

Respondió la bailarina

Sonriente y animada.

  Entonces se escuchó una carcajada

Que estremeció el corazón de los presentes

  Era el muñeco...

Que sentado en las rodillas del ventrílocuo

Se burlaba de nosotros.

 

 

Dans une salle de théâtre 

de "Tant d’enfermement"  

 

Le pantin demanda à la marionnette : 

"qui, avec des mains de maître, 

bouge les fils qui t'invitent à danser avec grâce ?" 

- "des fils ? mais quels fils ?" 

répondit la danseuse

souriante et pleine d'entrain

Alors on entendit un éclat de rire

qui fit frémir le cœur du public

C'était la poupée ...

qui, assise sur les genoux du ventriloque,

se moquait de nous

 

 

 

EL CARACOL Y LA MUÑECA

 

Ella llegó acariciando un caracol

Que le subía por la mano…

Ella llegó con una muñeca

Me envolvieron en su cariño

Y hablaron…me dejé llevar

 

Entonces vi pasar sus voces diminutas

A través de mi cuerpo.

 

Ella era la bisabuela

Trayendo desde el alba más de un siglo

Y ésta, a la que jamás olvidaría…

Contaba cinco años arriba del suelo.

 

Hablaron y hablaron como tan sólo ellas

Saben y pueden hacerlo.

 

Las oí, todavía las escucho…

 

Trato de recordar cuándo la vida

Me ha concedido algún instante

Que esté a la altura de éste encuentro

Donde los siglos y las horas se disuelven

 

Instante en que las palabras

Recuperan la luz de su memoria

Y apenas puedo expresarlo con estas

Casi leves, casi escasas, casi mías…

 

Danyxa Uxor ven y dedícame otro beso…

 

L'ESCARGOT ET LA POUPEE

 

Elle arriva en caressant un escargot

qui remontait sur sa main ...


Elle vint avec une poupée

Ils m'enveloppèrent de leur affection

et discutèrent… je me laissai porter

 

Alors je sentis leurs voix minuscules

A travers mon corps.

 

Elle, était l'arrière-grand-mère

Rapportant de l'aube plus d'un siècle

Et celle-ci, que je n'oublierais jamais…

avait cinq ans au-dessus du sol.

 

Elles parlèrent et parlèrent comme elles seules

savent et peuvent le faire.

 

Je les entendis, et je les écoute encore…

 

J'essaie de me rappeler quand la vie

m'a accordé un seul instant

qui ait été à la hauteur de cette rencontre

où les siècles et les heures se dissolvent

 

Instant durant lequel les mots

récupèrent la lumière de leur mémoire

et à peine puis-je m'exprimer avec ces mots

presque légers, presque rares, presque miens…

                                                                           Viens Danyxa Uxor et réserve-moi un baiser supplémentaire …

 

 

Foto. Francisco Amin

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