Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

VISITEURS

compteur

Publié par VERICUETOS

UN JEUNE POÈTE FRANÇAIS
 

De temps en temps, nos lecteurs nous demandent où se trouve la nouvelle génération des poètes Français. Voici notre réponse :

   Mathieu. PhotoMATTHIEU GOSZTOLA   

     Depuis ton départ

Les objets de ta chambre racontent

                                           Une autre réalité que toi

  *

        J’ai du chagrin

C’est quelque chose de semblable

   À ce qui a vraiment disparu

  *

        Le bleu pur et très haut

Pour que tu sois ton départ

  *

             Tu as réussi à te délivrer de la forme du corps

Pour avoir cette fois la forme des nuages

         Cette fois celle de la jonquille qui tremble

Un peu cassée sous la pluie

  *

              Dans l’été il y a la peur de mourir

De celui qui ne rencontre rien

Que les choses

  *

  En regardant les arbres je pense à

L’odeur des écorces de clémentine sur tes doigts

           Comme un cadeau que te laissait le fruit

Avant de s’incorporer à toi

Pour que tu te souviennes qu’il avait été aussi seul un jour

  *

  La nuit vient chercher notre visage

Pour nous le présenter à notre réveil

Parmi les petites choses du jour

  *

     Les étoiles viennent du cœur

Même si elles paraissent loin de nous

  *

          Surtout aussi

J’aimais t’embrasser avec simplement ma main sur les choses

             Même loin de toi

Car chaque chose me renvoyait toi dans les pensées jamais distraites de toi

  *

    La brillance d’un souvenir comme un objet

      Comme les cils tombés et qu’on ne cherche pas

  *

          Qu’est-ce que les mots font à la mémoire

Qui est un territoire

          Où j’espère encore

  *

  Je reviendrai dans l’aucune clarté de toi

    Sous la terre là

Et mes souvenirs de toi parmi tout 

  *

      Le jour est comme

Une douceur jamais finie

  *

  J’ai trouvé de toute part

               Sans rien rapporter 

Ce qui parle de toi

  *

                  Longtemps je me regarde partir

Avec ton visage qui tombe dans l’immobilité

       Est-ce d’irréalité que le bleu d’un lac nous déchire ?

  *

     Je te regarde une dernière fois

  Je crois ouvrir

   Ce qui vient des fumées

  *

      Cela fait cent vingt-deux jours et cent vingt-deux nuits que tu es parti

J’aimerais toucher sans me blesser les étoiles

  *

  Pourquoi les larmes ne fondent pas dans la mémoire comme la neige

Sur le rebord des fenêtres pour laisser une possibilité

   À un oiseau imaginaire de venir

Même au plus profond de l’hiver

  *

  Il y a un espace intermédiaire dans le visage

Où se prendre par la main

              Sans jamais rien en savoir

  *

  Au bout du compte

      Dans mon souvenir

Tu arrives davantage

  *

   J’ai appuyé tellement fort avec mes mots sur le papier

Que tu es apparu

 

 

  Note biographique

Matthieu Gosztola est né le 4 octobre 1981 au Mans (Sarthe). Doctorant en littérature et en sciences humaine, il enseigne au Mans et à Paris la littérature. Il ne se limite pas à des parutions d’ouvrages mais a publié ses poèmes « dans une centaine de revues littéraires », françaises comme CaravanesVoix d’encre,  PhréatiqueEncres Vagabondes ou Salmigondis, belges comme L’arbre à paroles,  Archipel, ou encore Ecritures, canadiennes comme Moebius ou Art le Sabord… Ses poèmes sont parus dans des anthologies, comme au Cherche Midi ou chez Donner à voir. Des numéros de revues lui ont été consacrés : Soleils et cendre et Verso. Ses poèmes ont été traduits en anglais et publiés dans la revue Silver Visions II Visions-International aux États-Unis. Matthieu Gosztola est le plus jeune auteur à avoir été publié dans la revue de littérature mondiale Caravanes. Parallèlement à son travail de poète, il a écrit des articles pour la Comédie-Française, pour les Presses Universitaires de Rennes... Il a participé à l’édition critique des œuvres de Raymond Roussel et à des colloques internationaux à Paris, à Laval, en République Tchèque et en Suisse. Il est critique pour la revue Histoires Littéraire, pour La Vie littéraire, et pour Poezibao. Il publie des proses, en livre ou en revue, depuis 2009.

  Mathieu. Chat 

   Luego de tu partida

Los objetos de tu alcoba cuentan

Otra realidad tuya

*

Tengo tristeza

Es algo semejante

A lo que en verdad ha desaparecido

*

El azul puro está muy alto

Para que tú partas

*

Has logrado liberarte de la forma del cuerpo

Para lograr alcanzar la figura de las nubes

Esta vez es el junquillo que tiembla

Un poco quebrado bajo la lluvia

*

En verano existe el miedo de morir

De aquél que no reencuentra nada más

Que cosas

*

    Mirando los árboles pienso en

El olor de las cáscaras de mandarina en tus dedos

Que te dejaba la fruta como un regalo

Antes de impregnarse en ti

Para que te recuerdes que él había estado sólo un día

*

La noche viene a buscar nuestro rostro

Para presentárnoslo a nuestro despertar

En medio de pequeñas cosas del día

*

Las estrellas vienen del corazón

A pesar de que aparecen lejos de nosotros

*

También y sobre todo

Amaba abrazarte simplemente con tocar tus cosas

Aun asimismo lejos de ti

Cada cosa me remitía a tu silueta en los pensamientos jamás distraídos

*

El brillo de un recuerdo como objeto

Como las pestañas caídas y que no se buscan

*

Que hacen las palabras en la memoria

Es un territorio

Donde aún espero

*

Yo iré sin ninguna transparencia de ti

Allá bajo la tierra

Con todos tus recuerdos

*

El día es como

Una suavidad que jamás termina

*

Encontré en todas partes

Sin recoger nada

De lo que habla de ti

*

Hace tiempo que me veo partir

Con tu rostro que cae en lo inanimado

*

 

¿Es irreal que el azul de un lago nos desgarre?

*

Te miro por última vez

*

Creo abrir

Lo que viene de las fumarolas

*

Hace ciento veintidós días y ciento veintidós noches que tú partiste

Quisiera tocar las estrellas sin herirme

*

Porque las lágrimas no funden en la memoria como funde la nieve

Sobre la pestaña de las ventanas para dejar la posibilidad

Que un pájaro imaginario se pose

Aun en el más duro de los inviernos

*

Hay un espacio que interviene en el semblante

Donde se toma la mano

Sin jamás saberlo

*

  Al final de la cuenta

Dentro de mis pretéritos

Tú llegas con ventaja

*

Total y fuerte apoyé con mis palabras sobre el papel

Que tú apareciste

    Traducción de Efer Arocha

 

  Mathieu. Photo2MATTHIEU GOSZTOLA
 

Algunos datos sobre el autor

 

Matthieu Gosztola nació el 4 de octubre de 1981 en Mans – Sarthe, Francia. Doctorado en literatura y ciencias humanas. Profesor en Mans y París. Sus poemas han sido publicados en múltiples revistas literarias; en Francia, Caravanes, La Voix d’encre, Encre Vagabondes … ; Bélgica L’arbre à paroles, Archipel … ; Canadá Moebius, Art le sabord … Ha sido incluido en varias antologías poéticas. Parte de su poemario ha sido traducido al inglés. Ha participado en coloquios internacionales en la República Checa y en Suiza. Ha escrito artículos para la Comedia Francesa y para la Prensa Universitaria de Rennes, y otras actividades concernientes al mundo poético.

  Traducción de Efer Arocha

 

Mathieu. main

Commenter cet article

Esperanza 03/04/2011 22:06


Au plaisir de faire votre connaissance s'ajoute celui de l'esthétique de votre poésie.