Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

VISITEURS

compteur

Publié par VERICUETOS

  Andrés Soto Bekow

    Andrés Soto 

 

La sombra de Mario

   

Soy una sombra
humilde derrotado
una lámina de acero
que circula por tu fosa.

Surgí de la tierra
a borbotones
discretamente
como un suspiro.

El aire que respirabas
ha dejado un vacío.
¿Quién lo llenará
para convertir
el pan en trigo?

 

 

Un mensaje que no palidece

   

Mensaje en mil botellas
palabras desplazadas
por naves fantasmas
sin llegar a ninguna parte.

Poemas escritos
con plumas de sangre
palabras profundas
que nadie acepta.

Sentimientos ajenos
a veces contradictorios
que chocan contra el vidrio
para escapar del vacío.

Palabras que se dejan llevar
por un mar abierto
el rugido del viento
el empuje de las olas.

Frases con sentido propio
cargadas de sueños
ruegos complacientes
a punta de aguja.

Palabras que se pierden
después de un fuerte temporal
terminan en el fondo
inundadas de lodo.

La tinta palidece
por falta de oxígeno
la letra se hace pequeña
hasta perder el ritmo.

Sólo unos cuantos vidrios
se salvan de la quema
aparecen sin querer
en un río sin orilla.

Una botella rueda
contra corriente
a los campos de arroz
esperando el rescate.

La belleza del momento
se encuentra fácilmente
en cualquier rincón de la vida
sólo es cuestión de buscarla.

 

 

Pasado y futuro

 

Cuando era joven
las ideas saltaban
por los aires
ligeras y animosas
como pompas de jabón.

Mis palabras cruzaban
las nubes, se mezclaban
con el cielo para llenar
el firmamento de luces
ante la noche más fría.

Todo era importante
nada podía detenerme
aunque faltasen normas
para buscar sentido
en capas más profundas.

Las cosas han cambiado
con el brillo del atardecer
el sol nos ha frenado la mirada
lo que un día parecía claro
se ha llenado de contrastes

Mis pasos son más cautos
la vista se dispersa frente
una niebla impenetrable
tu línea recta no existe
sus cauces se tergiversan.

Y aunque ahora controle
el ritmo de las palabras
como piezas de ajedrez
me falta tu inspiración
para crear algo nuevo.

 

 

 Columnas de mármol

   

Athena, amiga desdibujada
por el paso de los años
que perforan los recuerdos
y de ti queda una imagen tiesa.

Te he buscado en el foro
entre las columnas manchadas
del viejo templo de Diana
Diosa de la eterna sabiduría.

En ese desierto rosado de mármol
he percibido tu antigua presencia
y perdí la memoria, o mejor dicho,
la capacidad de bañarme en tu sangre.

Tu antigua blancura me mantiene fértil
en el aire discapacitado de esta orilla,
de este hogar rojo incandescente

impulsado por vivas contradicciones.

Minerva, sueño frustrado

he hallado tus restos
escondidos, lejos de casa

bajo un montón de paja.

 

Las neuronas agitan

un dolor ya pasado.

Sin fuerzas para rescatarte

lloro tu ausencia al vacío.

 

 

Espejo transitorio

 

Las cosas nunca cuajan
si las esperamos demasiado
la vida no sólo decepciona,
sino engaña, te deja de lado.

Tú estas dentro y ella se queda fuera
no cabemos en el mismo tablero
tú ocupas las blancas y yo las negras
caemos juntos y ella se levanta.

La existencia es una diversión contenida
con el aliciente del juego como pantalla
telón de fondo, espejo cóncavo
ríos de sangre coloreados.

Espejo adaptado a caras atractivas
cuerpos perfectos para la pantalla
que en el mundo real adelgazan
y desaparecen con la muchedumbre.

La ilusión del sexo enciende la locura
un orgasmo inalcanzable que se domina
con la droga, un viaje loco y transitorio
que acelera las ansias de aventura.

Viaje a los planetas más lejanos
hasta estrellarse con el cemento
o ser detenido por un guardia
que te obliga a soplar el globo.

Pierdes puntos, ganas emociones
la vida es una ruleta de la fortuna
que esta noche rueda a doscientos
y mañana se conforma con una aspirina.

 

 

Ojo de tigre

 

Rema en tus estanques verdes
pescador perdido
hasta la luz infinita.

Rema despacio
no apures el paso
por el verdor de la jungla.

Los árboles se extienden ante tu vista.
Es tu remo el ojo que te guía
por el agua, la niebla y las hojas.

Quizás el tigre aceche
en la húmeda mañana
envuelto entre la niebla.

Pero sus ojos verdes
no sabrán diferenciar
el movimiento de tu figura.

Hiende en las aguas tu ojo con parsimonia
para que la mirada esté presta
a distinguir peligros y maravillas.

Deslízate sobre las aguas
como flor olvidada
no busques los rápidos tumultuosos





Como una vela

 

Para qué sirve una casa
blanca cobertura
abro el paraguas si llueve.

Siempre entretenido con botellas
cortinas, muebles
perfumes suaves, capas espesas.

Como si no quisiera salir nunca
de la pequeña jaula
sin llaves disponibles a forasteros,

Incluso un pájaro de paso sufridor
manchado de nieve
se deja encerrar en este paraíso.

Sólo las palabras que intercambiamos
palpitan como una vela
y no se dejan atrapar por el viento.

 

 

  ***                   Traduction par Libia Acero-Borbon

 

 

L’ombre de Mario

  

Je suis une ombre

Humble vaincu

Une feuille d'acier

Qui circule dans ta fosse

 

Je suis sorti de la terre
par à-coups

Discrètement
comme un soupir.

L'air que tu respirais
a laissé un vide.
Qui le comblera
pour convertir
le pain en blé?

 

    

Un message qui ne pâlit pas

    
Un message dans mille bouteilles
des mots emportés
par les navires fantômes
sans arriver nul part

 

Des poèmes écrits
avec des plumes de sang
des paroles profondes
que personne n’accepte.

 

Des sentiments des autres

Parfois contradictoires
s'écrasant sur le verre
pour échapper au vide.

Les mots sont entraînés
dans le grand large
le rugissement du vent
la poussée des vagues.

Des phrases significatives
pleines de rêves
des appels complaisants
arborant l’aiguille.

 

Les mots sont perdus
après une forte tempête
finissent dans le fond
inondés par la boue.

L'encre pâlit
par manque d'oxygène
les mots deviennent petits

Jusqu’à perdre leur rythme.

Seuls quelques verres
sont sauvés de l'incendie
apparaissent par inadvertance
dans une rivière sans rives.

Une bouteille roule
à contre-courant

Aux champs de riz
en attendant les secours.

La beauté de l'instant
est saisissable facilement
n'importe où dans la vie
juste une question de la rechercher.

 

 

Passé et futur

   

Quand j'étais jeune
les idées légères et courageuses

Sautaient  par les airs
comme des bulles de savon.

Mes mots croisaient

Les nuages, se mêlant
par le ciel pour remplir

Le firmament de lumières

Lanuit la plus froide.

 

Tout était important
rien ne pouvait s’arrêter
bien que des normes manquent

Pour trouver un sens

Dans les couches profondes.

Les choses ont changé
avec la lueur du coucher du soleil
le soleil  nous a ralenti le regard
ce qui jadis paraissait clair
est rempli de contrastes

 

Mes pas sont plus prudents
la vue dispersée face
au brouillard impénétrable
ta ligne droite n’existe pas
ses voies tergiversantes 

 

Et bien que maintenant

J’ai contrôlé le rythme des mots

Comme de pièces d'échecs 

Je manque de ton inspiration

Pour créer quelque chose de nouveau.

 

   


Colonnes de marbre 

 

Athena, une amie défigurée
par le pas des années
qui perfore les souvenirs

et de toi une image raide reste.

 

J'ai cherché le forum
entre les colonnes tachetées
du vieux temple de Diana
Une déesse de la sagesse éternelle.

 

Dans le marbre rose du désert
j'ai perçu ta présence ancienne

et j’ai perdu la mémoire, ou plutôt,
la capacité de me baigner dans ton sang.

Ta blancheur ancienne me maintient fertile

Dans l'air handicapant de ce rivage,

De ce foyer rouge incandescent

Poussé par des contradictions vivantes

 

Minerva, le rêve frustré
J'ai trouvé votre demeure
cachée loin de la maison
sous un tas de paille.

Les neurones agitent

Une douleur déjà passée.

Impuissant pour te sauver

Je pleure ton absence au vide.

 

 


Miroir

 

  Les choses ne sont jamais prises
Si nous attendons trop

 la vie non seulement déçoit

 Mais elle te trompe, te laisse de côté.

 

Tu es à l'intérieur et elle reste dehors

Nous ne tenons pas dans le même panneau

 tu occupes les blanches et  moi les Noires

Nous tombons ensemble et elle se lève.

 

L'existence est un amusement contenu
avec l'attrait du jeu comme un écran
un rideau de fond, miroir concave
des rivières de sang colorées.

Un miroir adapté aux visages attractifs
des corps parfaits pour l'affichage
que dans le monde réel, ils amincissent
et disparaissent avec la foule.

 

L'illusion de la folie du sexe tourne

L’orgasme inatteignable qui se domine
avec la drogue, un voyage fou et transitoire
qui accélère les désirs d'aventure.

Voyage vers les planètes lointaines
jusqu'à s'heurter au ciment

Ou jusqu'à être arrêté par un garde
qui t'oblige à dénoncer le monde.


Tu perds des points, tu t’enrichis en émotions
La vie est une roue de la fortune
qui tourne, cette nuit, à toute allure

Et demain elle se conforme à une aspirine.

 


 
 Œil de tigre

 

  Rame dans tes étangs verts

 Un pêcheur perdu

Jusqu’à la lumière infinie.


Rame lentement
ne  précipites pas le passage

Par la verdure de la jungle.

Les arbres s'étendent devant ta vue.

C'est ta rame l'œil qui te guide

Par l'eau, le brouillard et les feuilles.

 

Peut-être le tigre guette
dans le matin, humide
enveloppé entre la brume


Mais ses yeux verts
ne sauront pas différencier

Le mouvement de ta figure.

 

Traverse dans les eaux ton œil avec parcimonie

 Pour que le regard soit prêt à distinguer

Des dangers et de merveilles.

 

Glisse-toi sur les eaux

 Comme fleur oubliée

Ne cherche pas des torrents croissants

 

 



  Comme Une bougie

      

A quoi sert  une maison
couverture blanche

J’ouvre le parapluie s'il pleut.

 

Toujours m’amusant avec des bouteilles

Des rideaux, des meubles

Doux parfums, des couches épaisses.

 

Comme si elle ne voudrait jamais sortir
de la petite cage
sans des clefs disponibles pour les étrangers,

Même la souffrance d'un oiseau de passage
tachés de neige
se laisse enfermer dans ce paradis.

 

Seulement les mots que nous échangeons

Palpitent comme une bougie

Et ils ne se laissent pas attraper par le vent.

 

 

Andrés Rojas

Nací en Barcelona en 1961, he vivido muchos años en Suecia y mi interés por escribir se plasmó por primera vez a los ocho años cuando me entretuve relatando la vida de las figuras de los animales con los que jugaba. A los 13 años una de las abuelas me regaló un libro con textos de introducción de los autores más notables de la literatura universal, lo cual influyó en gran medida mi elección de autores cuando tuve tiempo para leerlos, que fue al terminar el instituto y ponerme a trabajar en una fábrica de pinturas, ya que tenía media hora de viaje y los aprovechaba para leer, costumbre que mantuve durante los años universitarios.

Estas lecturas  inspiraron la creación de todo tipo de textos cuando encontraba tiempo libre, desde un libro de viajes titulado Luces de Carnaval, que por desgracia se ha perdido, hasta culminar con Den Slaktade Tjuren, (El Toro embolado), una novela escrita en sueco que envíe a dos editoriales sin ningún éxito, probablemente porque no dominaba la lengua de Strindberg con la suficiente soltura.

El deseo de recuperar el castellano fue uno de las razones fundamentales para trasladarme a España en 1995, aunque tardé muchos años en sentirme lo suficiente maduro para escribir y fue gracias a internet, entrando en foros, dando mis opiniones sobre cualquier tema social, político o filosófico, atreviéndome finalmente con la creación literaria. Así llegó Diario de un Morador Enfrascado, publicado en Forolibre en como una especie de experimento, ya que no sabía de ninguna manera cómo iba a terminar, pero que tuvo reacciones muy positivas entre los lectores del foro y me animó a publicar otros muchos textos que luego fueron desapareciendo de la red  y ahora podrán ser rescatados para el lector.

Mi obra es toda inédita y muy extensa, por lo que sólo indico una selección:
 
En sueco:
 
Den Slaktade Tjuren (El Toro Embolado) - 1991
Ockuperade hjärtan (Corazones ockupados) - 1995
 
 
En castellano:
 
Diario de un Morador enfrascado - 2002
Memorias de un tiempo casi olvidado - 2004
Silogismos sobre la Mentira - 2005
Viajes al continente Negro - 2006
Prisioneros del Tiempo - 2009
El semen de Ken - 2010
 
Poemarios:
 
Lágrimas de Vapor - 2004
Poemas de Le Revenant -2007
La sombra de Mario -2009
 
En preparación:
 
Mujeres que no aman a los hombres
Estrella Fugaz - Tesoro Oculto
Le Revenant
Un decoroso Celibato
Septiembre 2001
 
Cuando termine esas cinco novelas sólo me dedicaré a la poesía y tal vez al teatro.

Commenter cet article