Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

VISITEURS

compteur

Publié par VERICUETOS


                                                                                             La poéte Myriam Montoya
                                                        
                                                                            
                       Acudimos 
                       a una irrealidad
                       donde creemos palpar
                       el rostro de un ancestro

La entraña de mi madre

restituida en mi hija y en mí

o es tu esperma

esta fuerza oscura y antigua

que me empuja a ser rebelde

hasta desear las armas

por justicia y por crueldad

 

Hay un trasmundo

que por momentos habito

imposibilitándome el presente

beso la llanura

la palma de una mano

 

En la semilla del verbo

me recobro

Poema de Brújula del día.

 


Nous assistons

à une irréalité

où nous croyons palper

le visage d’un ancêtre

 

Les entrailles de ma mère

restituées chez ma fille et en moi

ou c’est ton sperme

cette force obscure et ancienne

qui m’incite à la rébellion

jusqu’à désirer les armes

par justice et par cruauté

 

Il existe un transmonde

où par moments j’habite

qui m’empêche le présent

j’embrasse la plaine

la paume d’une main

 

Dans la semence du verbe

je me retrouve


 

A pesar de la insondable

distancia

con el origen

del perpetuo alejamiento

de la memoria

un ritmo continuo nos

arrastra

inmediatez del espacio

gravitando en las ciudades

su influjo de tiempo

nos transfigura

 

de la paz a la guerra

del orgasmo a la muerte

del viaje a la inocencia

del miedo al sueño

del desarraigo al olvido

de la crueldad al silencio

 

Materia

impulso divino

orgánica descomposición

somos

 


Malgré l’insondable distance

avec l’origine

l’éloignement perpétuel

de la mémoire

un rythme incessant

nous entraîne

imminence de l’espace

qui gravite dans les villes

son influx de temps

nous transfigure

 

De la paix à la guerre

de l’orgasme à la mort

du voyage à l’innocence

de la peur au sommeil

du désarroi à l’oubli

de la cruauté au silence

 

Matière

impulsion divine

décomposition organique

nous sommes

Poema de Brújula del día.



La luz se filtra en el hemisferio

entre las rendijas de la noche

festejando

cuerpos inmóviles y hormigueantes

 

En la hondura de la herida renace el tiempo

Auroras ígneas del caos primero

Siluetas del exilio

devoradas por las mandíbulas del planeta

La flor de fuego

Música de ballenas

La dentellada de la fiera

El denuedo de sirocos

sobre ciudades recién crecidas

 

La luz se filtra entre bosques

rayos oblicuos entrecruzan la sombra

de la plantación

Un alfiler inmoviliza en pleno vuelo

a la mariposa

Indolentes cantares celebran

los cuerpos trémulos que yacen después

de las contiendas de un arrebol sangriento.

 Poema de Flor de rechazo.


 

La lumière se filtre dans l’hémisphère

entre les fissures de la nuit

fêtant

des corps immobiles et fourmillants

 

Dans la profondeur de la blessure renaît le temps

Aurores ignées du chaos primitif

Silhouettes de l’exil

dévorées par les mâchoires de la planète

La fleur du feu

Musique de baleines

Morsure du fauve

L’intrépidité de siroccos

sur des villes à peine poussées

 

La lumière se filtre entre les bois

des rayons obliques entrecroisent l’ombre

de la plantation

Une épingle immobilise en plein vol

le papillon

D’indolents cantiques célèbrent

les corps tremblants qui gisent après

les batailles d’un crépuscule sanglant.

Commenter cet article