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* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

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Publié par VERICUETOS

​​​​​​​« Le Chêne et l’Orchidée », roman de Danièle Covo, écrivaine argentine

 

« Le Chêne et l’Orchidée », roman   

 

Deux femmes, deux parcours de vie.

Maria, jeune femme péruvienne « sans papiers », quitte avec son mari sa terre natale afin de pourvoir aux besoins de leurs trois enfants restés au pays. Ils vivent à Paris une vie de labeur dans l’espoir d’un retour toujours différé.

Lucie, jeune Normande, cherche dans la capitale à panser ses plaies. Portée par la passion d’un homme, elle y fait le difficile apprentissage de la vie, en tant que femme et en tant que mère.

Toutes deux vivent une forme d’exil – exil effectif pour l’une, exil intérieur pour l’autre. Le hasard fait croiser leurs chemins, jusqu’à ce qu’un tournant dans la vie de l’une ne précipite inopinément l’issue du parcours de l’autre.

Une histoire qui parle de l’identité, de l’amitié, de l’amour, du couple, de la maternité, de l’absence, ainsi que des relations humaines avec leurs contradictions et leur violence, dans un monde marqué par les disparités socio-économiques.

Extrait du roman

Ils partirent un matin tôt, les sacs remplis de vivres et de bouteilles d’eau. Accrochée à son père, Amandita inaugurait le porte-bébé que la patronne d’Adela lui avait donné, son propre enfant n’en ayant plus l’utilité. La petite troupe installée dans un coin du wagon, Maria se sentait plus à l’aise pour donner discrètement le sein à sa fille. Dans le train bondé le voyage de quatre heures parut long à tout le monde. Le nez collé à la vitre Pedrito, au début fasciné par l’expérience, regardait défiler le paysage lavé par la fine pluie qui ne cessait de tomber. La brume voilait les hautes montagnes au loin. Il finit par s’endormir sur les genoux de son père qui, lui aussi, s’assoupissait. Le temps changea au terme du voyage. La végétation était devenue tropicale, très verte, et l’altitude étant moindre la température avait grimpé. Brusquement réveillé par les préparatifs de l’arrivée, Pedrito réclama aussitôt de satisfaire un besoin pressant. « On arrive bientôt. On verra ça à Aguas Calientes », lui dit son père.

A Aguas Calientes, personne n’y pensa. Distraits par la foule, par les devantures des échoppes, cherchant à ne pas se disperser, ils durent attendre le bus qui les monterait à la citadelle. Les bus partaient bondés toutes les demi-heures. Ils prirent en attendant la collation apportée dans leurs sacs, et c’est avec impatience qu’ils se retrouvèrent enfin au guichet de l’entrée du site.

Ils y pénétrèrent avec la foule de visiteurs arrivés en même temps qu’eux. Des groupes de touristes de tous les horizons se rassemblaient autour de leur guide. Ils avancèrent en silence, saisis malgré eux par la sorte de recueillement qui se lisait sur les visages. Une fois dépassée une première construction, la dite « cabane du gardien », ils atteignirent enfin l’esplanade d’où le coup d’œil dominait la citadelle.

Elle s’étendait devant eux dans toute sa splendeur, bien plus majestueuse qu’elle n’apparaissait dans les photos et les cartes postales. Le temps était radieux. Sous le ciel tout bleu, un trait de brume flottante barrait la montagne Wayna Picchu en son milieu. Ils ne s’attardèrent pas. Suivant le mouvement des visiteurs, ils descendirent vers le Temple du Soleil.

Le trajet dans la cité de pierre comportait des escaliers reliant entre elles de nombreuses terrasses. Maria ne lâchait pas la main de son fils, tandis qu’elle gardait un œil sur Pedro qui portait le bébé accroché à lui. Ils flânèrent longuement dans le site, presque sans parler, admirant le paysage, observant avec curiosité l’admirable agencement des blocs de granit avec lesquels les édifices étaient construits. En même temps que l’étonnement et l’admiration pour cette œuvre colossale, Maria se sentait envahie par une légère angoisse, un sentiment d’inquiétante étrangeté qu’elle ne comprenait pas.

Son fils la ramena brusquement à la réalité. « Maman, pipi ! », s’exclama-t-il soudain. « Il fallait y penser plus tôt ! », gronda le père. Ils renoncèrent à revenir en arrière, à sortir du site : trop loin, trop long. Pedrito se tortillait d’impatience, était au bord des larmes. « On va bien trouver un endroit », dit Gloria. « Faut pas qu’on nous surprenne », s’inquiéta Maria. « Les anciens faisaient bien ça quelque part », plaisanta Pascualino. Ils finirent par repérer un coin tranquille, apparemment à l’abri du passage des visiteurs. « Vas-y », fut la consigne. Un grand jet longtemps retenu arrosa la pierre centenaire. Une exclamation courroucée les fit se retourner. Un couple, la soixantaine, se tenait derrière eux. L’homme et la femme se ressemblaient : grands de taille, cheveux grisonnants, peau blanche sillonnée de rides, mais allure sportive dans leur tenue de randonnée. La femme tenait des propos indignés dans une langue que les Mendez ne comprirent pas.

  • C’est un enfant – dit tout de même Maria.

Le couple, manifestement, ne comprenait pas l’espagnol.

  • Ces gens-là ne savent pas se tenir. C’est une honte ! – dit la femme à l’homme – En Suisse, ça ne se passerait pas comme ça !
  • Fallait rester en Suisse alors ! – leur lança brusquement Gloria en français.

Ils la regardèrent, surpris, puis l’homme tira sa compagne par le bras et ils s’éloignèrent, la femme continuant de maugréer.

  • Allons-nous en – fit Pedro – Avant que les gardes nous tombent dessus. Qu’est-ce que tu leur as dit ?
  • Ils étaient méprisants. Envers nous, les Péruviens. Je leur ai dit de rester chez eux.

Ils reprirent leur promenade mais Amandita, très vite, commença à s’agiter, à geindre, frottant ses yeux de ses poings fermés. « Donne-la moi – dit Maria à son mari – Elle a sommeil ». Ils décidèrent qu’elle se poserait tranquillement quelque part avec l’enfant, pour la faire dormir ou la nourrir, pendant que les autres poursuivraient leur visite. Ils finirent par choisir une des terrasses au-dessous des constructions, d’accès assez facile sans être un lieu de passage. « Tu ne veux pas que je reste avec toi ? », demanda Pedro. Elle refusa.

Elle se réjouissait en effet de se trouver seule, au calme, dans ce décor grandiose. Elle ne se sentait pas seule, d’ailleurs, avec Amandita blottie contre elle, sur ses genoux. Elle s’était assise sur son grand sac, dans lequel les ponchos apportés formaient un siège acceptable. Elle avait baissé les yeux sur sa fille, cherché une position confortable pour les deux, et souri de tendresse en contemplant les paupières lourdes de l’enfant se fermer sur ses grands yeux noirs aux longs cils, admiré ses cheveux de jais, doux et brillants, ses joues rebondies et colorées, sa petite main abandonnée dans le sommeil. « Qu’elle est belle, ma fille », se dit-elle. Elle put admirer à loisir le spectacle des constructions en pierre sur les terrasses en gradins, les esplanades verdoyantes, la chaîne de montagnes entourant le site, tout cet ensemble majestueux d’où se dégageaient à la fois harmonie et mystère. L’eau courant dans les rigoles des terrasses produisait un son rafraîchissant. Le nuage flottant avait quitté le Wayna Picchu qui se dressait, sombre, en imposante sentinelle veillant sur la ville sacrée. Dans le ciel tout bleu tournoyait à présent un caracara.

Le sentiment de malaise du début avait disparu. Maria sentait une impression de paix l’envahir ; le monde et ses soucis étaient mis entre parenthèses. S’étalait devant ses yeux la Nature que des hommes avaient travaillée, façonnée, embellie ; en la respectant. Tout cela était confus dans sa tête. C’était comme si elle faisait partie de ce paysage : elle lui appartenait ; et lui-même lui appartenait, à elle. Elle ignorait les liens qui la rattachaient aux bâtisseurs de ce qu’elle voyait, mais elle s’en sentait proche. D’ordinaire elle ne se posait pas la question de ses origines. Les anciens, dans sa famille, qui étaient-ils ? Les Incas, dans la cité desquels elle se trouvait ? Les Espagnols, dont provenaient son nom, la langue qu’elle parlait, sa religion ? En contact étroit avec ce lieu à travers tous ses sens, elle se dit que peut-être bien que les dieux Inti, le Soleil, et Pachamama, la Terre, fraternisaient avec Jésus, la Sainte Vierge et les Anges du Ciel…

Amandita bougea puis se redressa entre ses bras. « Tu es réveillée, mon amour ? » L’enfant la regarda en gazouillant puis tira énergiquement sur sa blouse d’un geste possessif. « Oui, bébé, t’as faim », lui dit-elle. Elle remua un peu ses bras qui commençaient à s’engourdir, puis présenta un sein à sa fille qui aussitôt le saisit. Elle couva l’enfant du regard en souriant. Amandita interrompit un instant le mouvement de sa bouche et lui sourit sans lâcher le mamelon, une goutte de lait perlant au coin de ses lèvres. Maria murmura : « Je t’aime, ma fille » et s’abandonna contre la paroi derrière elle.

Elle ferma les yeux. Sous l’effet de la quiétude, de la fatigue ou simplement du sensuel bien-être que lui procurait la tétée, elle plongea dans une torpeur proche de l’assoupissement. Pendant un instant elle ne sut plus où elle était. Elle ne sentait plus rien, à part l’impression d’être happée par la Terre elle-même ; tout son être fondait et semblait s’écouler avec son lait. Elle ne faisait qu’un avec l’enfant.

La voix familière de Pedro la fit revenir à elle. Il souriait : « Tout va bien ? ». Pedrito à ses côtés paraissait tout excité. « Il y a des lamas, maman ! J’ai voulu les caresser, mais ils n’ont pas voulu, ils partaient… ». « Les lamas, ce sont les machines tondeuses de Machu Picchu », dit Pedro.

Oui, tout allait bien ; irait bien. Sa petite famille… son grand bonheur. La vie était une lutte, mais ce bonheur-là lui donnait la force de lutter.

Ils rentrèrent tard le soir à Santos Lugares, épuisés de cette longue journée. Pedrito ne s’aperçut même pas que son père le déposait, endormi, dans son lit.

                                                                  Extracto de la novela

Partieron una mañana temprano, las bolsas llenas de víveres y de botellas de agua. Prendida de su padre, Amandita estrenaba el porta-bebé canguro regalado por la patrona de Adela, ya que su propio niño no lo precisaba más. La pequeña tropa se instaló en un rincón del vagón donde María se sentía más cómoda para dar discretamente el pecho a su hija. En el tren repleto el viaje de cuatro horas resultó largo a todos. La nariz pegada al vidrio Pedrito, fascinado al principio por la experiencia, miraba desfilar el paisaje lavado por la fina lluvia que caía sin cesar. La bruma formaba un velo sobre las altas montañas a lo lejos. Terminó por dormirse sobre las rodillas de su padre quien se adormeció también. El tiempo cambió al término del viaje. La vegetación se había vuelto tropical, muy verde, y la temperatura más alta por la menor altitud. Despertado bruscamente por los preparativos de la llegada, Pedrito reclamó en seguida poder satisfacer una necesidad urgente. “Pronto llegamos. Ya veremos eso en Aguas Calientes”, le dijo su padre.

En Aguas Calientes nadie se acordó. Distraídos por la multitud, por los escaparates de las tiendas, tratando de no dispersarse, tuvieron que esperar el bus que los subiría a la ciudadela. Los buses salían atestados cada media hora. Se restauraron durante la espera con la merienda de sus bolsas, e, impacientes, se encontraron por fin ante la taquilla de la entrada del sitio.

Entraron con la multitud de visitantes llegados al mismo tiempo que ellos. Grupos de turistas provenientes de los horizontes más diversos se agrupaban alrededor de su guía. Avanzaron, silenciosos, sobrecogidos involuntariamente por la suerte de recogimiento que se leía en los rostros. Dejando atrás la primera construcción, la llamada “cabaña del guardián”, alcanzaron por fin la explanada donde la vista dominaba la ciudadela.

Ella se extendía ante ellos con todo su esplendor, mucho más majestuosa que lo que parecía en las fotos y en las postales. El tiempo estaba radiante. Bajo el azul del cielo el trazo flotante de la bruma cruzaba la montaña Wayna Picchu por la mitad. No se rezagaron. Siguiendo la corriente de los visitantes descendieron hacia el Templo del Sol.

El trayecto en la ciudad de piedra comportaba escaleras que relacionaban entre sí numerosas terrazas. María no soltaba la mano de su hijo, mientras guardaba un ojo sobre Pedro que llevaba al bebé colgado de él. Se pasearon un largo rato, sin hablar casi, admirando el paisaje, observando con curiosidad la notable disposición de los bloques de granito con los cuales estaban construidos los edificios. Junto con el asombro y la admiración por aquella obra colosal, María se sentía invadida por una ligera ansiedad, un sentimiento de inquietante extrañeza que no lograba entender.

Su hijo la devolvió bruscamente a la realidad. “¡Mamá, pis!, exclamó de pronto. “Había que pensarlo antes!”, lo regañó el padre. Renunciaron a la idea de volverse atrás, de salir del sitio: demasiado lejos, demasiada demora. Pedrito, al borde de las lágrimas, se retorcía de impaciencia. “Ya encontraremos algún lugar”, dijo Gloria. “No tienen que descubrirnos”, se inquietó María. “En algún lado lo hacían los antiguos”, bromeó Pascualino. Terminaron por encontrar un lugar tranquilo, aparentemente apartado del paso de los visitantes. “Dale”, fue la consigna. Un largo chorro mucho tiempo retenido regó la piedra centenaria. Una exclamación irritada los hizo darse vuelta. Una pareja de unos sesenta años se encontraba detrás de ellos. El hombre y la mujer se parecían: altos, el cabello gris, la piel blanca surcada de arrugas, pero vestidos de ropa de sport propia a las caminatas. La mujer, indignada, se expresaba en un idioma que los Méndez no entendieron.

  • Es sólo un niño – dijo de todos modos María.

La pareja, manifiestamente, no comprendía el español.

  • Esta gente no sabe comportarse. ¡Es una vergüenza!  – dijo la mujer al hombre- En Suiza, esto no quedaría así
  • ¡Se hubieran quedado en Suiza entonces!  – les lanzó bruscamente Gloria en francés.

La miraron, sorprendidos; luego el hombre tiró a su compañera del brazo y se alejaron mientras ella seguía refunfuñando.

  • Vámonos – dijo Pedro – Antes de que caigan los guardias. ¿Qué les dijiste?
  • Mostraban desprecio. Hacia nosotros, los peruanos. Les dije de quedarse en su casa.

Retomaron su paseo, pero Amandita comenzó muy pronto a agitarse, a quejarse, frotándose los ojos con sus puños cerrados. “Dámela – dijo María a su esposo – Tiene sueño”. Decidieron que se instalaría tranquilamente en algún lado con la niña, para hacerla dormir o amamantarla, mientras que los demás proseguían la visita. Terminaron por elegir una de las terrazas al pie de las construcciones, de acceso bastante fácil sin ser un lugar de pasaje. “No quieres que me quede contigo?”, preguntó Pedro. Se negó a ello.

Se alegraba, en efecto, de encontrarse sola, en calma, en ese panorama grandioso. Aunque no se sentía sola en realidad, con Amandita acurrucada en su regazo. Se había sentado sobre su gran bolsa en la cual los ponchos traídos formaban un asiento aceptable. Había bajado la vista sobre su hija, buscado una posición cómoda para las dos, y sonreído tiernamente al contemplar los pesados párpados de la niña cerrarse sobre sus grandes ojos negros de largas pestañas, admirado sus cabellos azabache, suaves y brillantes, sus rollizas y coloridas mejillas, su  pequeña mano abandonada durante el sueño. “Qué bella es mi hija”, se dijo. Pudo admirar a gusto el espectáculo de las construcciones de piedra sobre las gradas de las terrazas, las verdes explanadas, la cadena de montañas rodeando el sitio, todo ese conjunto majestuoso del cual se desprendían armonía y misterio. El agua que corría en las acequias de las terrazas producía un sonido refrescante. La nube flotante había dejado el Wayna Picchu que se erguía, sombrío, imponente centinela velando la ciudad sagrada. En el azul puro del cielo daba vueltas ahora un caracara.

El malestar del principio había desaparecido. María se sentía invadida por una impresión de paz; el mundo y sus cuidados se hallaban entre paréntesis. Ante sus ojos se extendía la Naturaleza que los hombres habían trabajado, labrado, embellecido; respetándola. Todo ello era confuso en su cabeza. Era como si ella formara parte de ese paisaje: ella le pertenecía; y él mismo le pertenecía, a ella. Ignoraba los lazos que la ligaban a los edificadores del lugar, pero se sentía próxima de ellos. De costumbre no se planteaba la cuestión de sus orígenes. ¿Quiénes eran los ancestros en su familia? ¿Los Incas, en cuya ciudad se hallaba? ¿Los españoles, de quienes provenían su nombre, el idioma que hablaba, su religión? En su contacto estrecho con aquel lugar a través de todos sus sentidos, se dijo que a lo mejor los dioses Inti, el Sol, y Pachamama, la Tierra, fraternizaban con Jesús, la Santa Virgen y los Ángeles del Cielo.

Amandita se movió, enderezándose entre sus brazos. “¿Te despertaste, mi amor?”. La niña la miró con un balbuceo, luego tiró enérgicamente de su blusa con gesto posesivo. “Sí mi bebé, tienes hambre”, le dijo. Sacudió un poco sus brazos que empezaban a entumecerse y presentó un seno a su hija que lo cogió inmediatamente. Mientras, sonriente, se la comía con los ojos, Amandita interrumpió un instante el movimiento de su boca y le sonrió a su vez, sin soltar el pezón; una gota de leche formaba una perla en la comisura de los labios. María murmuró: “Te quiero, hija mía” y se abandonó contra el muro a sus espaldas.

Cerró los ojos. Bajo el efecto de la quietud, de la fatiga o simplemente del sensual bienestar procurado por el mamar de la niña, se sumergió en un torpor soñoliento. Por un instante no supo más donde estaba. No sentía más nada, aparte la impresión de ser aspirada por la Tierra misma; todo su ser se deshacía y parecía fluir con su leche. Ella y la niña eran un solo ser.

La voz familiar de Pedro la hizo volver en sí. Sonreía: “Todo bien?”. Pedrito a su lado parecía muy excitado. “¡Hay llamas, mamá! Quise acariciarlas, pero no quisieron, se iban…” “Las llamas son los cortacéspedes de Machu Picchu”, dijo Pedro.

Sí, todo estaba bien; iría bien. Su familia… su gran felicidad. La vida era una lucha, pero esa felicidad le daba la fuerza de luchar.

Volvieron tarde esa noche a Santos Lugares, agotados por esa larga jornada. Pedrito ni siquiera se dio cuenta que su padre lo depositaba, dormido, sobre su cama.

 

​​​​​​​« Le Chêne et l’Orchidée », roman de Danièle Covo, écrivaine argentine

Danièle Covo est née à Buenos Aires, Argentine, où elle a vécu jusqu’à ses études universitaires. De famille européenne, parlant le français à la maison, elle a  par la suite vécu et travaillé à Paris en tant que  psychologue et psychanalyste. L’écriture l’a accompagnée tout au long de sa vie, mais ce n’est qu’au terme de son activité professionnelle qu’elle se décida à publier. Une de ses nouvelles (« Tango ») est parue en français et en espagnol en Mars 2010 dans Vericuetos. Cette nouvelle ouvre d’ailleurs et donne son titre à un recueil de quatre nouvelles paru aux Editions Complicités en 2013. Lauréate du concours Plumes de Neuilly en 2015, et à nouveau en 2016 en raison de deux autres de ses nouvelles, celui-ci est son premier roman.

Danièle Covo nació en Buenos Aires, Argentina, donde residió hasta realizar sus estudios universitarios. De familia europea en la que se hablaba francés, vivió y trabajó más tarde en París como psicóloga y psicoanalista. La escritura la acompañó a lo largo de su vida, pero fue sólo al término de su actividad profesional que se decidió a publicar. Uno de sus cuentos (“Tango”), publicado en Vericuetos en francés y en español en Marzo del 2010, da su nombre e inicia un conjunto de cuatro cuentos editado por las Ediciones Complicités en el 2013. Premiada en el concurso Plumes de Neuilly en el 2015, y nuevamente en el 2016, ésta constituye su primera novela.

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