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* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

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Publié par VERICUETOS

Conte : Une entreprise à succès par Hugo Correa Londoño

"et il trébucha dans le ciel avec son pas alcoolique

Et il flotta dans l'air comme si c'était un oiseau ... "

Construction – Ch. Buarque

 

**Traduit de l'espagnol par Libia Acero-Borbon**

 

Le cri aigu et interminable de la bonne a mis en  alerte à tout le voisinage, la gendarmerie de Porto a bouclé le lieu exclusif où la demeure était placée...

 

Federico Itamar, était un Ingénieur industriel, un dessinateur de profession, ancien joueur de basket-ball dans l'une des équipes de Lisbonne, sexagénaire et un vieux garçon endurci. Il conservait une figure mince et élancé, dont ses yeux bleus et nez aquilin se détachaient.

 

Les affaires dans la fabrique de jouets allaient mal dans les derniers temps, à cause, peut-être, par une déception amoureuse et par la mauvaise gestion de ses affaires, ils ont marqué la route du déclin de l’entreprise, devant le manque des commandes dans les exportations.

 

Ce qui a influé, ce fut le fait que sa compagne la plus stable, Marinha Espanca, ait rompu abruptement les fiançailles et se soit échappé avec un acheteur étranger, qui s’était épris d’elle depuis qu’il les présenta. A cette occasion, Federico avait aperçu à travers du regard de sa femme, la perturbation de son esprit ... mais il n'avait rien fait pour la retenir.

 

Il était un joueur modéré dans les casinos de la ville et il n'a pas eu d'autre refuge dans ces moments cruciaux pour surmonter son âme tourmentée ce qui a nécessairement influence sur la négligence de ses affaires commerciaux.

 

Il a réfléchi à la manière de refaire sa vie, et à ce qu'il semblait tout conduisait à un abîme, il n'avait pas de famille immédiate ni d'amis où se réfugier, il  n’avait qu’un frère, Robert, qui habitait dans les forêts brésiliennes de l’Amérique du sud. Il avait rompu la  communication avec lui après une discussion qui le critiquait le fait de ne pas avoir formé une famille. De ce souvenir fraternel il conservait un objet exotique, un hamac voyant qu'il guindait dans le coin de son séjour.

 

Il avait peur du fait de se confronter à n’importe quel type de douleur. Dans sa chambre à coucher moderne créée par lui-même, le lit était repris de bas en haut sur l'étage avec un mécanisme réglable, qui lui permettait de le garder et de le protéger par une vanne coulante, laissant un grand espace dans la pièce, dans lequel il pendait son hamac,  juste  au centre de la chambre à coucher. C'était son lieu préféré où il pouvait dans des moments d'oisiveté  contempler la ville à ses pieds depuis la grande bâtisse immense, après avoir tiré les rideaux dans les baies vitrées qui entouraient l'endroit.

 

C'était le lieu que peu de mois avant il partagea avec Marinha, à qui il avait mis son espoir d'ancrer sa vie dans une forme définitive, mais c’était fini et il devait l’effacer à tout prix.

 

Sa tête faisait de tours sur le sujet : comment se suicider avec la moindre souffrance et sans que n'eût-il de manière de se repentir à la dernière minute?, allongé dans son lit, il s'est concentré dans l'un des crochets du hamac en haut de sa tête, et a calculé comment avec une fibre plastique qu'il aurait simulé dans l'oreiller, lorsque la machine se déclencherait et monterait en flèche avec un signal électrique pendant son sommeil, et au moment où le lit se serait pliée, le corps resterait pendant, quelques seconds, peu abondants pour se réveiller brusquement et mourir pendu : c'était la forme la plus sûre! Et ainsi il s'est mis à travailler dans cette machine mortelle, en mesurant les temps, en accélérant des processus et en  reliant tous les mécanismes.

 

Finalement son chef-d’œuvre était prêt.

 

Comment entrer dans la veillée  sans se préoccuper du suicide imminent?  Il était nécessaire de s'occuper pour que vaincu par le sommeil ou la fatigue il n'eût pas les derniers réflexes qui ne lui permettraient pas d'avoir un succès dans cette entreprise fatale.

 

Il s'est présenté à Povoa de Varzim, un casino majestueux du port, et durant deux jours de jeu intense, il a jeté ses restes avec la bonne fortune de gagner une quantité plus que suffisant, pour s’en sortir de sa pénible situation et pour consolider son industrie ; de l’argent qui a été mise à son compte. Maintenant que le succès lui faisait son clin d'œil, il a conçu de plans en retournant chez lui  pour entreprendre une nouvelle vie, se retrouver avec Robert et sa famille, et pour tout de suite ouvrir une succursale dans ce continent, pour monter une fabrique moderne, à laquelle il investirait une grande partie du capital gagné.

 

Il rentra et à tâtes, enfiévré par son sort, chercha l'oreiller et tomba lourdement dans son lit en se laissant porter par le sommeil profond tandis que le dispositif oublié et prémédité de son destin s'activait.

Conte : Une entreprise à succès par Hugo Correa Londoño

na empresa de éxito

“y tropezó en  el cielo con su paso alcohólico

y flotó en el aire cual si fuese un pájaro...”

Construción – Ch. Buarque

 

El grito agudo e interminable de la criada puso en alerta a todo el vecindario, la gendarmería de Oporto acordonó el exclusivo lugar donde estaba ubicada la mansión...  

 

Federico Itamar, era un Ingeniero Industrial, diseñador de profesión, antiguo jugador de baloncesto en uno de los equipos de Lisboa, sesentón y solterón empedernido. Conservaba una figura longilínea, en la que se destacaban sus ojos azules y nariz aguileña

 

Los negocios en la fábrica de juguetes iban mal en los últimos tiempos, tal vez por una decepción amorosa y el mal manejo de sus negocios, marcaron la ruta del declive empresarial, ante el incumplimiento de los pedidos en las exportaciones.

 

Influyó el hecho de que su pareja más estable, Marinha Espanca, rompiera abruptamente su compromiso y escapara con un comprador extranjero, de quien quedó prendada desde su presentación. En esa ocasión, Federico vislumbró a través de la mirada de su mujer, la turbación de su espíritu ... pero no hizo nada por retenerla.

 

Jugador moderado en los casinos de la ciudad, no tuvo otro refugio en aquellos cruciales momentos para capotear los temporales de su alma, lo que necesariamente incidió en el descuido de sus asuntos comerciales.

 

Caviló sobre el modo de rehacer su vida, y al parecer todo conducía a un abismo. No tenía familia inmediata ni amigos en quienes refugiarse, solo un hermano, Roberto, establecido en las selvas brasileñas de Sur América. Suspendió con aquel la comunicación después de una discusión en la que le había criticado el hecho de no haber constituído una familia. De ese recuerdo fraterno conservaba un objeto exótico, una vistosa hamaca que guindaba en el altillo de su estancia.

 

Se acobardaba ante el hecho de enfrentar algún tipo de dolor. En su moderna alcoba diseñada por él mismo, la cama se recogía de abajo hacia arriba sobre el piso con un mecanismo graduable, que le permitía guardarla y protegerla por una compuerta corrediza, dejándo así un gran espacio en el cuarto, en el que descolgaba su hamaca, justo en el centro de la alcoba. Era su lugar preferido de solaz en algunos momentos de ocio para  contemplar la ciudad a sus pies desde el inmenso caserón, después de correr las cortinas en los ventanales que rodeaban el sitio.

 

Ese fue el lugar que pocos meses atrás compartiera con Marinha, en quien había puesto las esperanzas de anclar su vida en forma definitiva, pero eso había acabado y debía de borrarlo a toda costa.

 

Su cabeza daba vueltas al asunto ¿cómo suicidarse con el menor sufrimiento y sin  que tuviera modo de arrepentirse a último momento?, tendido en su cama, se concentró en uno de los ganchos de la hamaca arriba de su cabeza, y calculó cómo con una fibra plástica que se simularía en la almohada, al dispararse un artilugio con alguna señal electríca mientras durmíese, y al momento de recogerse el lecho, el cuerpo quedara pendiendo, escasos segundos en un  abrupto despertar para morir ahorcado ¡esa era la forma más segura! Y asi se dispuso a trabajar en ese mortal artefacto, midiendo tiempos, acelerando procesos y adecuando todos los mecanismos.

 

Finalmente su obra maestra quedó lista.

 

¿Cómo entrar en la vigilia sin preocuparse del inminente suicidio?. Era necesario ocuparse para que vencido por el sueño o cansancio no tuviera los últimos reflejos que no le permitieran tener éxito en esa fatal empresa.

 

Acudió a Povoa de Varzim, majestuoso casino del puerto, y durante dos días de intenso juego echó sus restos con la buena fortuna de ganar una cantidad más que suficiente, para salir de apuros y consolidar su industria, dineros que fueron puestos a su cuenta. Ahora que el éxito le hacía su guiño, hizo planes a su regreso para emprender una nueva vida, reencontrarse con Roberto y su familia, luego abrir una sucursal en ese continente, para montar una moderna fábrica, a la cual le invertiría gran parte del capital ganado.

 

A tientas, obnubilado por su suerte cayó pesadamente en su cama y buscó la almohada, dejándose llevar por el profundo sueño mientras el dispositivo de su premeditado y olvidado destino se activaba.

 

*Hugo Correa Londoño: Abogado y escritor, Director Taller de Escritores Gabriel García Márquez – Universidad Autónoma de Colombia

Hugo Correa Londoño
 
Nació en Calarcá – Pereira  en 1955
Abogado y escritor
 
Director del Taller de Escritores Gabriel García Márquez de la Universidad Autónoma de Colombia. Director y coordinador del concurso Premio Literario Eutiquio Leal en sus tres versiones 1999,  2012 y 2014.  y en la publicación de los cinco números de la colección Otrapalabra, bajo el título Desde el patio de las leyendas se presentó el 5° número de la colección,  medio difusor de la producción literaria del TEGGM.
 
Editor cultural de la Revista Contorno Judicial. Integró el equipo de dirección de la Revista Suenan Timbres. Es colaborador de varios magacines culturales como Día D en El Nuevo Siglo, Las artes en El Diario del Otún, de la revista Mefisto y de revistas virtuales: en Colombia Susurros y en Francia Vericuetos edición en francés y español. Actor de teatro universitario Bellas Artes UTP Pereira y La Farsa - Universidad Autónoma de Colombia.

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