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* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

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Publié par VERICUETOS

Abanico poético : la poesía está en otra parte de Antonio Acevedo Linares

*Dans le pays de ton corps*

 

Dans le pays de ton corps

se dessine la patrie libre

avec les baisers et les caresses

de ma poésie et j'ai parcouru

avec ma main son territoire

nouveau et fertile jusqu'au

 plus désert  de ses embouchures

de cieux et de baies

et au bord de ses côtes

j’ai vu les cheveux au vent

comme les fous de Bassan sur la mer.

Dans le pays de tes yeux

Et dans ta bouche j'ai retrouvée

la souveraineté de ton corps.

 

Ta soif

 

Ta soif de justice

qui ne prescrit pas

la tendresse et les baisers

et les crimes et les caresses

et le vent et la poésie

et le droit et les embrassades

et l'amour et les dettes

et les promesses et le rire

la liberté et la solitude

et la rose et la lune

et les délits et les condamnations

et les convictions et les principes

et la dignité et la passion

et la pluie et l'arc en ciel

et la victoire et l'échec

et la vie et la mort

que  l'horreur de la nuit

des victimes cesse,

ceux qui allons mourir

nous n'octroyons pas

de pardon et ni d'oubli.

 

Ce sont tes yeux

 

La poésie ce sont tes yeux

sont tes seins

sont  tes cheveux

sont tes mains

la poésie de tes yeux

quand tu me regardes

la poésie de tes seins

quand je les embrasse

la poésie de tes cheveux

que le vent les emporte

la poésie de tes mains

quand ma poitrine les caresse

La poésie de ton corps

quand il l’étreint à mon corps.

 

Ton nom

 

Ton nom a le goût

des herbes, des roses

de la pluie, du vent

entre les arbres de ma terre

et je n'oublie pas ton nom

parce que je me souviens

maintenant avec la mémoire

lorsque je sens

la caresse de tes cheveux

et l'humidité de tes baisers

de ton corps sur ma bouche.

Ton nom a le goût

des herbes, comme celles qui poussent

dans l’hiver et dans celles

où nous nous couchons au soleil

ou à la belle étoile pour voir passer

les nuages ou regarder les étoiles

à l’herbe de ma rue

dans les jardins où

la rose bat des ailes

dans la forme d'un colibri.

 

Déshabiller une femme

 

Déshabiller une femme

C’est comme découvrir un paradis

et de s'ouvrir à un horizon incroyable

c'est parcourir une géographie merveilleuse

et atteindre le ciel d'un royaume

être halluciné par la meilleure imagination

et s’aimer avec les cinq sens

s'étonner comme dans un voyage

en pays exotique

et même si je déshabille son corps,

le secret est decdéshabiller son cœur.

Déshabiller une femme

C’est sentir

un instant d'éternité

dans sa petite mort

et de la déchiffrer au-delà de sa nudité.

 

Bibliothèque

 

Les livres comme l'amour

sont définis comme un aphorisme grec

et c'est que chacun a eu

les amours comme il a lu

les livres qui valent la peine

ceux-ci qui deviennent indispensables

comme les hommes dans Bertolt Brecht

et qui m'ont fait entreprendre

un voyage en Itaca avec Cavafis

et avec Juluis Fucik être au pied de l'échafaud

et entrer dans les labyrinthes de Borges

et j’ai vu pleuvoir dans Macondo

                 une pluie diluvienne

avec Rimbaud parcourant

les rues de Paris comme un vagabond

et avec Henry Miller marcher

par les ruines historiques en Grèce

ou vivre les délices des aventures

               érotiques de ses tropiques

avec Camus me sentir étranger à Alger

ou un loup dans le steppe chez Hesse

et regretter la nostalgie des poèmes

humains chez Vallejo ou chez Neruda

la houle de la mer de conques

               dans l’Isla Negra

de rêver avec Chuang Tze

devenir papillon

ou dans Kafka s'éveiller comme Gregorio

Sansa changé en insecte

aller à la recherche du temps perdu dans Proust

ou chevaucher avec Don Quijote dans Rocinante

                dans une bourgade de la Manche

J’aime dans les livres les dix jours

qui ont ébranlé le monde

                le vieux et la mer

l'amour de Madame Bovary

               et Anne Karenina

 les chants de Maldoror de Lautreamont

Le cantiques des cantiques de Salomòn

les feuilles d'herbe de Witman

 les délires d'Artaud

 le fol amour d'Andrè Bretòn

 la folie de Horldelin.

Avec un sac à dos de livres

Che chevauchant sur une échine de mule

              en Bolivie

Nazin Hikmet écrivait

et lisait dans une prison.

Dans ma bibliothèque Marx

et Sade commencent un dialogue

imaginaire près de Nieztsche

entre les poètes maudits,

les surréalistes les anarchistes

les libertins les cyniques

et les amants de Sophia et la poésie

dans ce dialogue universel

qui renoue la bibliothèque

 où sont ceux qui ne vont pas

au ciel qui n'existe pas

mais ceux vivent pour toujours

dans les  pages d'un livre.

 

La poésie

 

J’ai assis la poésie

Sur  mes jambes

et je l'ai caressé

comme une femme nue

et ma main s’est mise entre ses cheveux

et je l'ai embrassée dans ses yeux

et dans sa bouche

avec la tendresse

infinie de la rêver

et je l’ai serré contre ma poitrine

en la regardant doucement aux yeux

et j'ai senti ses battement du cœur

frémissant à l’intérieur

dans mes bras quand

déjà dépucelée

devenait une femme la poésie

 

La parole

 

 la douce  la belle

 l'amoureuse la frugale

 l'audacieux la tendre

 l'acide la pure

 la rêvée la nécessaire

 l'infinie l'heureuse

la chaude la blessure

la sacrée l'aimée

la complice l'éternelle

la clandestine la solidaire

l'amoureuse la solitaire

la secrète l'affamée

l'hallucinée la pieuse

l'innocente la fragile

l'excitée la libre

la parole

celle qui t'aime.

 

                                                                   Traduction de l'espagnol par Libia Acero Borbon

 

EN EL PAÍS DE TU CUERPO
 
En el país de tu cuerpo
funde la patria libre
con los besos y caricias
de mi poesía y recorrí
con mi mano su territorio
nuevo y fértil hasta
lo más desierto de sus
desembocaduras
de cielos y bahías
y a orillas de sus costas
vi volar su pelo al viento
como alcatraces sobre el mar.
En el país de tus ojos
y tu boca recobré
la soberanía de tu cuerpo.
 
 
 
TU SED
 
Tu sed de justicia
que no prescriba
ni la ternura ni los besos
ni los crímenes ni las caricias
ni el viento ni la poesía
ni el derecho ni los abrazos
ni el amor ni las deudas
ni las promesas ni la risa
ni la libertad ni la soledad
ni la rosa ni la luna
ni los delitos ni las condenas
ni las convicciones ni los principios
ni la dignidad ni la pasión
ni la lluvia ni el arcoiris
ni la victoria ni la derrota
ni la vida ni la muerte
que cese el horror
de la noche de las victimas
los que vamos a morir
no otorgamos
ni perdón ni olvido.
 
 
SON TUS OJOS
 
La poesía son tus ojos
son tus senos son tu pelo
son tus manos
la poesía de tus ojos
cuando me miras
la poesía de tus senos
cuando los beso
la poesía de tu pelo
cuando lo levanta el viento
la poesía de tus manos
cuando se acaricia en mi pecho.
La poesía de tu cuerpo
cuando se abraza a mi cuerpo.
 
 
TU NOMBRE
 
                             Tu nombre me sabe a hierba.
                                                          J.M.Serrat
 
 
Tu nombre me sabe
a hierba a rosas
a lluvia a viento entre
los árboles de mi tierra
y no olvido tu nombre
porque lo recuerdo
ahora con la memoria
de cuando siento
la caricia de tu pelo
y la humedad de los besos
de tu cuerpo sobre mi boca.
Tu nombre me sabe
a hierba como la que crece
en invierno y en la que
nos acostamos al sol
o a la luna para ver pasar
las nubes o mirar las estrellas
a hierba de mi calle
en los jardines en donde
aletea la rosa en
la forma de un colibrí.
 
 
DESNUDAR UNA MUJER
 
Desnudar una mujer
es como descubrir un paraíso
y abrirse a un horizonte increíble
recorrer una geografía maravillosa
y alcanzar el cielo de un reino
alucinarse con la mejor fantasía
y encantarse con los cinco sentidos
maravillarse como en un viaje
a un país exótico
y aunque desnude su cuerpo
el secreto está en desnudar su corazón.
Desnudar una mujer es sentir
un instante de eternidad
en su pequeña muerte
y descifrarla más allá de su desnudez.
 
 
BIBLIOTECA
 
Los libros como
el amor se definen
como un aforismo griego
y es que cada quien ha tenido
los amores como ha leído
los libros que se merece
esos que se hacen imprescindibles
como los hombres en Bertolt Brecht
y que me hicieron emprender
un viaje a Itaca con Cavafis
y con Juluis Fucik estar al pie del patíbulo
y entrar en los laberintos de Borges
y visto llover en Macondo
           una lluvia diluviana
con Rimbaud recorrido
las calles de Paris como vagabundo
y con Henry Miller caminar
por las ruinas históricas en Grecia
o vivir las delicias de las aventuras
         eróticas de sus trópicos
con Camus sentirme extranjero en Argel
o un lobo estepario en Hesse
y sentir la nostalgia de los poemas
humanos en Vallejo o en Neruda
el oleaje del mar de caracolas
           en Isla Negra
soñar con Chuang Tze
convertirse en una mariposa
o en Kafka despertar como Gregorio
Sansa convertido en un insecto
ir en busca del tiempo perdido en Proust
o cabalgar con Don Quijote en Rocinante
         por algún lugar de la Mancha
amo en los libros los diez días
que estremecieron al mundo
            el viejo y el mar
el amor de Madame Bovary
        y Ana Karenina
los cantos de Maldoror de Lautreamont
el cantar de los cantares de Salomòn
las hojas de hierba de Witman
los delirios de Artaud
el amor loco de Andrè Bretòn
la locura de Horldelin.
Con una mochila de libros
a lomo de mula Che cabalgaba
              en Bolivia
Nazin Hikmet escribía
y leía en prisión.
En mi biblioteca Marx
y Sade entablan un diálogo
imaginario junto a Nieztsche
entre los poetas malditos
los surrealistas los anarquistas
los libertinos los cínicos
y los amantes de sophia y la poesía
en ese diálogo universal
que reanuda la biblioteca
en donde están los que no
van al cielo que no existe
sino los que viven para siempre
en las páginas de un libro.
 
 
LA POESÍA
 
Senté la poesía
en mis piernas
y la acaricié como
a una mujer desnuda
y pase mi mano entre su pelo
y la besé en sus ojos
y en su boca con la ternura
infinita de soñarla
y la abrace contra mi pecho
mirándola dulcemente a los ojos
y sentí como latía su corazón
por dentro estremecida
en mis brazos cuando
desflorada ya se
hacía mujer la poesía.
 
 
LA PALABRA
 
La palabra
la dulce la bella
la amorosa la frugal
la audaz la tierna
la ácida la pura
la soñada la necesaria
la infinita la feliz
la cálida la herida
la sagrada la amada
la cómplice la eterna
la clandestina la solidaria
la enamorada la solitaria
la sigilosa la hambrienta
la alucinada la piadosa
la inocente la frágil
la excitada la libre
la palabra
la que te ama.
 
 
JUSTICIA POÉTICA
 
Por los innombrables
por los que se guardan
un minuto de silencio y luto
por los que no pasan
por el ojo de una aguja
por las victimas del amor
y sus suicidas por los derrotados
de la lluvia por los que no ofrecen
su otra mejilla por los que derraman
su sangre fresca por los estigmatizados
del odio por los criminalizados
de la justicia por los damnificados
de la tierra por los enamorados
de la vida por los humanos derechos
restituidos por la redención del cuerpo
y la palabra por el desarme de la muerte
por la justicia y reparación de victimas
por la reivindicación de la poesía
y el amor por los dioses que no
amenazan con el cielo o el infierno
por la defensa de la rosa
por el fuego de las palabras
y tu cuerpo por la justicia poética
aquí y ahora en nuestra vida
y en nuestra muerte.
 
 
AMO
                              Uno es lo que ama
                                           Facundo Cabral
 
Amo la tarde la lluvia
el mar y sus gaviotas
tu voz y tu pelo al viento
fumar a orillas de las ventanas
amo la noche con la luna
llena y sus estrellas
la ciudad bajo los faroles
y los árboles como en primavera
amo la forma de tu espalda
y el café mientras llueve
los días del arco iris
y los poemas que te escribo
amo el amor que me
enamora de la vida
y los girasoles de Van Gogh
la sinfonía de Vivaldi
las canciones de Cabral
los poemas de Witman
las películas de Berman
la sonrisa de la Gioconda
el canto general de Neruda
amo las palabras como
la rosa roja de tus labios rojos
y el sonido de una guitarra
el vino y la dulce sonrisa
de una mujer como vivir y escribir
amo el aire que respiro
porque me hace sentir vivo
como tu cuerpo cuando lo amo
la calle solitaria que camino
a diario y la soledad
que me acompaña como
la sombra que no se cansa
de seguirme a cada paso
amo luego existo en las
cosas que también amas.

 

SOBRE LOS POETAS Y LA POESÍA

 

Sobre los poetas y la poesía se han escrito muchas cosas bellas y lúcidas, sarcásticas y blasfemas, sobre su oficio y su soledad, su sensibilidad e imaginación, su compromiso y libertad, su pasión o vocación por la poesía etc.

Federico García Lorca dijo que es difícil ser poeta, es mejor ser farmacéutico. Los verdaderos poetas son videntes dijo Tagore. Jean Coctean dijo que por definición, el poeta es póstumo. Comienza a vivir después de su muerte y, cuando está vivo, camina con un pie en la tumba. En su Historia Universal de la Infamia, Borges dijo que Jesús se codeó con rameras y poetas y hasta con gente peor. Oscar Wilde dijo que la sociedad perdona con frecuencia al criminal, pero no perdona nunca al soñador. A este respecto todos conocemos lo que dijo John Lennon en su célebre canción Imagine. Puedes decir que soy un soñador pero no soy el único, espero que algún día te unas a nosotros y el mundo vivirá como uno. Nadie cree que la poesía pueda causar daño alguno dijo Willian Blake. Marx Van Doren dijo que la poesía es la forma más concisa de decir las cosas. Sin embargo hay individuos que piensan que la poesía es una forma vaga de hablar. Aldo Pellegrini dijo que la poesía representa el esfuerzo más grande del hombre por comunicarse. La poesía es creación o no es nada dijo Andrés Holguín. El honor de la poesía fue salir a la calle. Fue tomar partido en este combate y en aquél. No se asustó el poeta cuando le dijeron insurgente, la poesía es una insurrección dijo Neruda.

Ezra Pond dijo no repitas en verso mediocre, lo que ya ha sido dicho en buena prosa. Un poema es la expresión de ideas o sentimientos en un lenguaje que nadie emplea, puesto que nadie habla en verso dijo Pessoa. La poesía está en todo –- en la tierra y en el mar, en el lago y en la margen del río. Está en la ciudad también –- no lo nieguen— aquí donde me siento es para mí evidente: hay poesía en el ruido de los carros en las calles, hay poesía en cada momento o hasta en lo vulgar, ridículo movimiento de un trabajador que, del otro lado de la calle, está pintando el rótulo de una carnicería. Eliot dijo que la poesía no consiste en dar rienda suelta a las emociones, no es la expresión de la personalidad, sino una liberación de la personalidad. Lo que piensas y lo que sientes, esto aún no es poesía dijo Carlos Drummond de Andrade. Según Miguel Ángel Asturias, los indígenas de Guatemala dijeron que la poesía es donde las palabras se encuentran por primera vez. Virginia Woolf dijo estoy condenado a producir asco? Soy poeta? La poesía responde a necesidades esenciales del espíritu humano dijo Rafael Maya. La poesía es todo lo que se mueve. El resto es prosa dijo Nicanor Parra. La poesía es una pipa dijo André Bretón. Henry Miller dijo ser poeta fue en un tiempo la vocación más alta, hoy es la más vana. Y ello no porque el mundo se haya vuelto sordo a la voz del poeta, sino porque el poeta mismo no cree ya en su misión divina. El culto al arte toca a su fin cuando solo existe para un puñado de elegidos. Entonces deja de ser arte para convertirse en un lenguaje cifrado de una sociedad secreta, una logia para propagar una individualidad que ha perdido su sentido.

El poeta aun cuando no escribe también está creando y pensando las cosas que escribirá hasta que estén maduras para convertirlas en palabras, en poemas. El poeta es un visionario a través de lo onírico y de la realidad de su tiempo, y de su imaginación que crea las cosas más reales entre más las imagina. El poder de la poesía es hacer con lo que se imagina las cosas más reales. En la poesía imaginar es crear imágenes con las palabras como se crean imágenes en la mente. La imagen es una representación poética de la realidad. Imaginar es crear dijo Neville Goddard pero en todo caso la poesía no se agota en la imagen. La poesía es mucho más que una bella imagen porque a veces se corre el riesgo de quedarse en las palabras sin transcenderlas y sin un trasfondo filosófico o social o humano que es donde está todo el espíritu humano. Son muchos los recursos que proporciona el lenguaje para escribir pero son las escuelas o las corrientes literarias las que privilegian una u otra forma o estilo literario. Los creadores o los autores no están exentos de esa misma condición o dirección en la literatura. La más bella definición de la poesía es también un poema. Alguien dijo una vez que el día que se comparó a una mujer con una rosa, ese día había nacido la poesía.

Ahora bien, con respecto a los premios a la poesía, a veces ganar un premio literario en Colombia parece que es caer en el desprestigio. La calidad de los textos que se premian contradice a la institución o el jurado que los otorga. A veces los que ganan premios parecen ser los más malos poetas, y parece que hasta ese nivel ha llegado la corrupción de los concursos literarios en Colombia pero por otra parte, la diatriba o la reseña parece ser que ha sustituido el ejercicio de la crítica literaria, y hasta la calidad literaria o estética esta deslindada de la calidad humana. No importa ser un bandido si se es un buen poeta. En la poesía cada poeta construye su propio universo pero hay factores extraliterarios que sombrean su obra en tanto que muchos poetas pasan a la historia de la literatura por razones extraliterarias y no tanto como por la belleza de su obra, como por ejemplo, una muerte por tuberculosis en la cárcel, un exilio político, un asesinato prematuro o un premio fraudulento, etc.

El oficio de la poesía es un oficio de la soledad pero de una soledad solidaria porque el poeta no está solo, el poeta esta consigo mismo. Una soledad que se alimenta como cuervos y que le sacaran los ojos, el corazón y la vida. A veces los mejores textos de la poesía no son en verso sino en prosa donde la poesía se filtra con sus encantos y metáforas. El ejercicio de la poesía es un ejercicio de síntesis, de economía del lenguaje pero una de las características de la poesía moderna es su brevedad o su laconismo. Los poetas parecen que estuvieran escribiendo para la gente que vive de prisa como si fueran poemas para leer en el Metro o en la cama para antes o después de hacer el amor. Desde siempre se le ha pedido al poeta compromiso, pero el poeta ya está comprometido, con su palabra y consigo mismo, con su oficio y su pasión por la poesía. La poesía en todo caso ya está comprometida con las causas justas de este mundo, pero adherir la poesía a una causa política puede ser ya un desgaste inútil, cuando las causas armadas ya han demostrado su estrepitoso fracaso. En Colombia la lucha armada ha fracasado y la insurgencia, cincuenta años después, no logró consolidar la toma del poder. La negociación política al conflicto armado que vive el país es la única salida política a estas alturas del partido. Sin embargo, a veces el poeta es más útil y eficaz en la trinchera del lenguaje que en las trincheras de las barricadas o el combate, prefiere combatir con las palabras en la combinación de todas las formas de lucha.

La poesía tiene nuevos escenarios como son las redes sociales y los blogs que han contribuido al conocimiento de la poesía y sus poetas a través de las autopistas de la red. Ahora existen más allá de su aldea porque su visibilidad es planetaria. Nunca antes la poesía había llegado tan lejos y tenido tanto lectores, aunque los poetas de la vieja guardia extrañamos las publicaciones impresas en papel, en los libros como en los periódicos y las revistas literarias.

Los poetas surrealistas tenían una poética. Yo escribo para realizarme, para lo que era verdad ya no lo sea  dijo Michaux y añade, la poesía es un regalo de la naturaleza, una gracia, no un trabajo. No es la poesía quien debe ser libre, sino el poeta dijo Robert Desnos. Benjamín Pèret  dijo que el poeta lucha contra toda opresión, la del hombre por el hombre, y la de su pensamiento por los dogmas religiosos, filosóficos y sociales. Combate para que el hombre alcance un convencimiento siempre perfectible, de sí mismo y del universo. Artaud dijo yo no concibo la obra desligada de la vida. Todo poeta valiente dijo Paul Eluard, tiene el deber de abrir un camino tan largo como sea posible para la exaltación humana. La poesía es acción, nunca se deja encadenar por sistemas cerrados. Si la poesía no debe servir al hombre, si no debe ayudarle a liberarse de las violencias interiores, de orden moral, y exteriores, de orden social, entonces no es más que un objeto de diversión, simple entretenimiento dijo Tristan Tzara. La poesía es el espejo borroso de nuestra sociedad dijo Louis Aragón, cada poeta respira sobre ese espejo; su aliento lo empaña de diferente manera. Mi ambición es ser el explorador de lo insólito dijo Philippe Soupault; no sé qué hubiese sido de no haber conocido la poesía, sé que es una liberación, que gracias a ella me purifico.

La poesía es una interpretación de la realidad y de la vida, interpreta al hombre en su cotidianidad, en sus amores, fracasos y miserias. La poesía, su escritura, es un acto de resistencia contra la barbarie.

 

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Location saisonnière 12/10/2015 18:29

Cet aspect multilingue me rappelle les locations de vacances...! En tout cas, c'est un verbe absolument merveilleux, bravo.

Antonio Acevedo L 26/08/2015 15:11

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