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* CHEMIN SCABREUX

 "Le chemin est un peu scabreux

    quoiqu'il paraisse assez beau" 

                                        Voltaire 

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Publié par VERICUETOS

Le miracle vagabond, poésie  d'Orlando Jimeno Grendi

  Dark  Angel

 

L’imagination seule rend le monde vraisemblable :

« Une machine dont nous ignorons  sa fin » 

Une insomnie qui méconnaît les yeux qui rêvent d’elle

Une nuance dans la matrice de la mer ; là tu nais ange avec ta persistance rongée,

avec ta lumière minérale et ton enfer intime ; là tu commences dans le visible,

là tu arrives agonisant  au profond refuge maternel, fatiguant des escaliers ridés

comme des fleurs d’alaise,

là tu arrives et en m’appelant tu me blesses avec une flamme des paupières dans l’ombre,

 distinct  distant tu crois et crées et croîs,

colère  claire clame clameur,

plaine en flammes tu clames et déclares déclamant ;

Je suis allé venu arrivé plein de plaies,

Je marche, démarche, entassé, saisi,

Je suis autre, le même ; trouvé, arrivé, venu,  piétiné,  écorché

 dés écouté  et ceci et encore plus J'y étais ; là Je souffle, J’écorche et égorge ;

saisi au voir à l’être J’étais ouï,  autre le même dé ouï cousu l’un à l’autre,

J’étais là-bas moi arrivé Je flammes déjà plus,

Je vais et suis au-delà plus que par ici,

Ici et là venu à être venant devenu.

Eh Poète ! ; N’oublies  pas  la syntaxe !  A l’arme blanche !

Aiguise ta hache !  Coassant castrats criticastres ; chiourme suceuse glapissant  grincent

grimauds  punaises giclées ragots balafres rigolades fripouilles grumeleux goutteux,

graisseux  cloniques cloaques coagulum champignons hoquets,

bafouillent  phrasent fagotées  fragrances fragments fermentent finis fracas frisés

froncés frustrés froufrous fongueux ferveurs fracas féroces,

sons vains nains houles malodorantes,

rompent  corrompent moulent reniflent,

voyelles en haillons, consonnes en guenilles,

tout à l’égout abstrait de la formule, à l’inodore de la lettre laxative lactée,

par la droite du rictus du rectum, passent prétérits présents,

 étant   entrant entier,

verbatim à verbe, verge à vierge,

songes sémantiques, singes spermes,  similis émules,

Tu ne simules ni dissimules,

écrivalves,  écrilèvres  écrivulves, évident  esquivent,

écricouchent des écricomestibles écrirongés dans le conjungo comique

se couchent les commensaux des commas écaillées,

des numéros sensibles, des humeurs sublimes

se posent dans sa pause passent ses pas,

par la marmite, le trou  le faisceau  le gouffre,

par l’orthocentre, Je suis dégouté de tout,

Tu touches, retouches, ressac, poudres, pores, morbidités,

Tu touches, avidité, sans saveur, sans raison,

grappes de rides, seins taciturnes,

adieux à l’ haines, sphincters asphyxiés,

l’étouffement, le foyer, l’accouplement,

profus fugitif putatif méditant métaphysique,

singe sophiste nourri par la métaphore nautique ;

les idéettes reputettes, les idéonnes reputonnes,

idiotes idoines, matrones commères,

 

 

Physio machie

 

 

Le nombril du monde est ubiquiste, la connotation cyclique inévitable

«  Pour le Dieu, tout est beau, bon et juste. Les hommes, par contre, considèrent certaines choses justes, d’autres injustes »  Héraclite dixit.

« Toutes les choses s’engendraient de la discorde»

Saut de quelques siècles ; d’Ephèse à l’Islande ; écoutons les anciens vikings :

« Les frères lutterons l’un contre l’autre, et les fils des sœurs vont maculer la parenté ;

   une grande prostitution s’abattra sur la terre ; temps de tempête, temps des loups.

Ici disparaît le monde.

« Les hommes ne seront jamais cléments ».

Prophétie de la Femme Sage, mère du monde en réponse au chef des dieux.

Odin (Wotan) Edda poét,  Volusca, 42. Edda en prose ”Gylfaginning” LI

Dialogue  avec les yeux, on me suit et poursuit : c’est l’aube, nous parlons seuls,

La rosée se lève à peine, je vais par un tunnel des syllabes, le rêve veille,

La parole est une rue damnée, là nous sommes perdus.

« Tu es langage», me dit la mort. Tu te découvres  autre.

« Tu vis avec le visage de ton double». Tu es un fragment verbal,

Le monde « réel» est l’effet de ta volonté, sa représentation.

Chevauches accompli coursier de l’inachevé ;

Tu vis ton désir de vie, tu dévêts ton destin derrière l’idée de la vie,

Dieu ? ;  parle  par la bouche d’un nombril vide.

Nous ne sommes jamais cohérents, personne ne l’est.

Vas-tu à  tes origines ? Errance des choses.

Les  présocratiques l’on vu et vécu : Physiomachie

Choses et hommes  combattent  entre soi.

Le monde est depuis ses origines une injustice cyclique.

La nature se dissout  réciproquement dans ses corps primitifs.

 

Elle ne réduit les choses au néant ; Les choses ne disparaissent pas à vue d’œil,

   mais par l’œil. Les sens saisissent la vérité dans un moment donné.

Sans arrière-monde, l’homme invente ses dieux,

  son bonheur est de ce monde ci ;

l’autre est la métaphore de l’impossible ;

Le solitaire engendre des démons : « Einsamer, du gesht den Weg des Schaffenden :

Einen Gott willst du dir schaffen aus deinen sieben teufeln »

Un Dieu de sept démons ? Voyez je vole et survole.

Un Dieu dance en moi.

Lucrèce affirme composer  des chants clairs sur des sujets obscurs :

Cervantes a dit des origines : « Eran aquella santa edad todas las cosas comunes»

“Vacuum  quod mane vocamus” Quand la nature n’invoque que pour soi, ou plutôt

   aboie…. « Nihil aliud sibi naturam latrare»…..

Nietzsche, Lucrèce, Cervantès, accentuent  l’hominité  de l’homme.

Le surhomme est l’homme réalisé.

Toute conscience cyclique vise et révise (science et expérience)

   l’ouverture originaire du cosmos.

Poésie est toujours conscience de l’éternel retour.

Conscience est toujours une, une autre et la même.

La poésie, c’est le visage de l’instant suspendu entre deux infinis

Langage est miroir ; là se mire la mémoire à venir,

Le temps  premier   l’incarne multipliée dans ses reflets.

Ad viens-tu ? Je ad viens. Mon double me regarde avec les yeux de ma mère.

La minute de mon heure s’ouvre à l’heure ; je sors et chemine entre  ruines.

Le monde apparaît dévasté vaste et brutal, écho des sons insensés.

Sans éternité,point de vertu, même si la seule pureté  soit l’absurde.

Assez !

Je veux parler avec mon corps ; tu ne le peux. !

Tu n’es que passage….ne le sais-tu pas ?

« La mort te materne mature »

 

Littérature est langage 

 

Littérature est langage : noyau disperse, divers s’unit et réunit.

La mort de la littérature est parodique, celle de l’histoire, périodique.

Les deux  revivent au rythme de la pendule cosmique.

De la caverne à l’atome, art et histoire agonisent toujours, ils ne meurent jamais

La métamorphose renouvelle le siècle du sacré et du mythique.

Tout artiste est une créature qui marche nue vers ses origines

L’homme,- tu dis ?  Une ombre dans son guignol ; tu trasvis et trasonges derrière des portes condamnées, tes yeux insistent  in situ  croient dans les miracles qui les créent, tes yeux plus anciens que la mort sortent de ton corps, ils émigrent vers le mien, scindés, saisis, en asile dessus dessous, simagrées mutent mutants, mondes excédants excédés, ombres sombrent ; une colonne s’écroule, une étoile gémit dans les ténèbres, la mer médite parmi des décombres, tu rêves ta vie, donc elle est vraie ;

Ist es mein Leben getraümt oder ist Wahr    

Je me vois  naître,- Mère, ton visage est une planète, je vais et je plante des signes sur ton front,     Juin énumère la lumière, celle-ci fugue par ma phrase.

Le mois et la mer commencent dans ta bouche, je suis l’écume de tes récifs.

Je me montre à la cime de tes yeux ; Le monde est indocile ; un dégoût hostile, nocturnes s’écoutent sur ma poitrine tes pas de sel pauvre, tes rêves ruinés, l’ire métallique passe sa langue muette par l’unique vague châtiée  de ton naufrage inhabité come habit de défunt ; bouches, bouffées et redoutable la lune  immaculée et crispée sur ton sternum en gypse et tes yeux  aujourd’hui ensevelis et aussi ton Claudio errant dans ton ventre. Mère m’entends-tu ? Je nais, j’ouïes ton halètement de mariée profanée, la mer se défait de ses reflets, tu es une rose parée de météorites, tu dors dans la brume du saphir et la frénésie, tu balbuties ; soif agonisante et épi de feu, glisse ta tunique de fulgurance, tu demandes suis-je ?,  idée identique ?, cause ?, chose ?, nom ?, nombre ?, incube ?, succube ?,  adonique, édénique, adamique  se gestant sa genèse te dégestant dans ton dégenisme, clarté  admirable, audible, obscurité inouïe se mirant oblique démesure ironique, démence mesurée, muse démente, commissures mentales, mange mesures, commissions, usures, mixtures, Chefs, partis politiques, ordures iconiques, viviers des scorpions, crible des crabes, bannières, consignes, dégâts, éponges, orthopédies, prothèses, potiches ; tout dégage une odeur de merde en boîte, Anus Mundi,  bien que le monde soit une nouveauté, il n’est pas un âge du renouveau, encore moins une bonne nouvelle, 

 

Nietzsche ? 

Il te célèbre, comprends-le !

Chaque moment de nostalgie et déracinement de l’éternité,

sont une chute angoissante  de l’Etre- dans- le- monde :

Denn ich liebe dich ô Ewigkeit  

Oh  Walt  I celebrate myself and sing myself

And what I assure you shall assume

For every atom belonging to me 

As good belongs to you.

Angoisse et voix du néant, présence du sens,

sens de la présence,

angoisse du néant sans voix, c’est cela être un homme.

Le fleuve du temps en le dévorant détruit le temps ;

A Davos c’était une autre voix.   Celle de Hans Castorp ?

Poésie tu es cela : texte et non pré texte. Poésie pure ? Pure poésie ?

Poétique poésie de poétique poète ?

Haut hasard d’azur altitude, saut haut, azora viseur,

Propager la dissidence  d’ici danse,

Le voilà ton chant sans conte ;

Proscrit,  prescrit  ré écrit  expatrié.

Per el aspro esilio….

Tu lascierai ogni cosa diletta,piu caramente ; es questo è quello strale,

Che l’arco dell’ esilio  pria saetta

Tu proverai si come sa di sale

Lo pane altrui, e com’ è salir l’altrui scale.

Poète, destin  pugnace;

contre bannières,  banderoles, bans et bandes 

contre l’obscure l’obséquieux et obéissant

contrer l’hypocrite réduit au dénominateur commun

contre la troupe, plus rien, plus personne,

Cogite chaste tête de mort,

Brouillard sur la nuit infâme

Nacht  und  Nebel

Chefs et adeptes, adoptent, adaptent déportent restes humains.

Contre ceci et cela ;

ni ordres, ni régimes, ni bulles, ni bulletins

ni pleurs, ni implores, ni gloses, ni grâces,

ni bannissements, ni ostracismes,

ni manu militari, ni mea culpa,

ni commissaires commandants, ni imposteurs imposés,

ni misères du monde, ni mondes de la misère :

The mistake is to let the outer world in.

Contre tout et davantage encore ;

brouillons  benêts obstinés obturés  obtus obèses,

rats  ratiers rampants reptiles par le sabir incivile du sorcier-chef,

du  macaque  monotone  du singe similaire sénile,

du coagulum en épaulettes, du mouchard, du sicaire, du délateur,

laquais de puissants, cochon larron de cadavres ;

poète tu t’opposes à l'obscène raison d’état,

état de l’obscénité sans raison,

poète si tu l’es vraiment, ton destin c’est le Non ! 

Tu es l’errant éveilleur de l’orthodoxie maligne.

Le Mal  est insondable ;  palpable, odorant, nuisible.

Toute hérésie esthétique est dimension  dissidente 

Ethique du solidaire  solitaire.

Art et science doivent rester fidèles à eux-mêmes ;

seulement ainsi  ils seront révolutionnaires.

Aucune consigne.

Ni signe, ni sort, ni se signer, ni se résigner.

Le message est le massage.

             There’s the respect  that makes calamity of so long life.

Thus conscience does make cowards of us all.

Redresser le monde ?

Hamlet ?

La condition formelle esthétique d’une œuvre,

postule  par son existence même, celle d’un auteur.

Celui-ci n’est pas le père de celle-là, mais celle-ci est la mère de

celui-là.

Je nais,- Mère.   Homo duplex 

Je suis une poignée de reflets, je sors de ton regard fixe ;

si tu m’affirmes tu me dénies, si tu me rêves tu me devines.

Écriture tu me décris, tu m’ensevelis, tu m’enfermes,

tu signes, tu assignes, tu poursuis de signes.

Tout s’écroule lumière et rouille.

Tout  poème est un archipel des signes ;

Toute réalité s’invente, toute invention ne se réalise pas.

Le tout n’est pas dans les parties ; il est là-bas, quelque part,

au- delà  il éclate partout ; il est là-bas.

L’écriture comble le calme culmine dans le comble.

Comme elle chante les virgules qu’elle avale !

Comme elle mange dans sa couche elle me laisse dans le coma !

Elle me mord partout et  en parlant elle me  partage.

Les virgules brûlent en couchant avec tous les comment !

Elles consument des volées des reflets en assumant la trame de l’univers.

Elles le traduisent dans son envers, revers d’un seul vers.

Elles divisent le distinct en devinant le distant ;

Dans le même vers elles versent le faisceau et l’envers d’une seule fois.

C’est une voix à l’envers de l’unité même ;

Les poèmes s’écrivent dans des langues différentes ; ils vivent dans le même

      langage.

 

Maître d’ironie 

 

Maître d’ironie ; muse à la messe et masse au musée.

Diable sort de son dictionnaire. Ambroise  Bierce.

Adieu à Dieu ?  Sauve- nous du trou !

Quelle Joystice est celle là ?.

                                                       Je suis ; plus encore :  je fus.

Zurich 

                 Cimetière  sur la colline.  Eté sur l’herbe.

Le sang et le soleil brûlent sur la terre.

Canetti dialogue avec Joyce.

Une vie humaine est un Sudelbuch (Cahier de gribouillages)

Un gant retourné à l’envers ; personne ne comprend personne.

Tous  se méconnaissent.

L’artiste  exagère avec précision ; il ne précise en exagérant.

      Quand 1941 ?

The body was carried on January 15th, a cold snowy day, to the Fluntern Cemetery

  on  the hill , and in the Friedhofkapelle, there the burial speeches were given…

Addio  terra, addio cielo….

Crois-tu que tu décrois, ou, tu de crées ce que tu crois?

Le poète est-il un petit Dieu ?

Il pense en créant, il existe en croyant.

L’homme ne se résigne  à être. Il n’est pas un phénomène « objectif».

Dieu ne pense et n’existe, il est éternel.

(Afsluttendeuvidenskchelig Efterskrift)

Dieu est grand, il pense en œuvrant ; il n’est pas de trop en priant,

Il œuvre en pensant. Être c’est faire ; plus encore : je deviens ce que je fais.

Operari seguiti esse ?

Être c’est œuvrer, et seul existe ce qui œuvre.

Être, c'est être perçu.

Inconscient et volonté sont un et le même.

Je suis le désir de l’autre : sa perception active.

L’homme en chair et en os.

Qui es-tu ?  Un œil- caméra ?  Une ouïe-manège ?

Tu captes, intensifies et amplifies tout.

L’homme concret, naît, souffre et surtout meurt.

Sous une macule d’encre c’est le monde qui palpite.

Poète, ce n'est pas le pourquoi, sinon le à quoi bon ?

Dieu est conscience des actes humains.

« Chaque ange et le ciel se présentent sous forme humaine. »

Dark Angel

Matemos al poeta que nos tiene saturados.

V. Huidobro

El mundo es verosímil sólo cuando se lo imagina

"Una máquina cuyo fin desconocemos".

 Un insomnio que fecunda los ojos que lo sueñan,

un matiz en la matriz de la mar;

ahí naces ángel, con tu persistencia corroída,

con tu luz mineral y tu infierno íntimo,

ahí comienzas en lo visible,

ahí llegas agónico al denso refugio materno

gastando escaleras arrugadas como flores de hule,

ahí llegas y me llamas con una llama me llagas,

parpadeo entre sombras,

distinto distante crees y creas creciendo

cólera clara clama clamor,                                                                    

llanura en llamas clamas declaras declamas;

soy ido venido llegado llagado,

ando, desando, hacinado asido, soy otro, el mismo,

hallado llegado hollado desollado,

desoído, y esto y más he sido,

allá yo resuello y desuello y degüello,

asido al ver al ser he sido oído.

otro el mismo desoídos cosidos el uno al otro,

he sido allá yo, llegado yo en llamas, ya más,

voy y soy más allá que acá

aquí  acullá,  llegado a ser,  viniendo a estar;

¡Eh poeta !  ¡No olvides la sintaxis !  ¡Al arma blanca !

Afila el hacha ! Croan castrados criticastros;

chusma chupativa, chillan, chirrian chirrichotes,

 

                                           

                                                 Physio machie

 

El ombligo del mundo es ubicuo; la conmoción cíclica, inevitable.

" Para el dios, todo es bello, y bueno y justo.

Los hombres en cambio consideran: unas cosas justas; otras injustas."

Escribió Heráclito. " Todas las cosas se engendran de discordia ".

Saltemos algunos siglos, de Efeso a Islandia oigamos a los antiguos Vikings: " Los

hermanos lucharán uno contra otro, Y los hijos de las hermanas mancillarán el

parentesco; caerá sobre la tierra una gran prostitución; Tiempo de viento, tiempo de

lobos.

Aquí desaparece el mundo.

Nunca los hombres serán clementes. "

Eso vaticina la Mujer Sabia, madre del mundo en respuesta al

jefe de los dioses. Odin (Wotan). Edda poética Voluspa, 42

Edda en prosa " Gylfagtnning " LI.

Diálogo con los ojos, me siguen y persiguen: amanecemos, hablamos

a solas, el rocío apenas se levanta invisible; voy por un tunel

de sílabas, el sueño no duerme, la palabra es une calle condenada

en ella nos perdemos.

Eres lenguaje me dice la muerte. Te descubres otro, " Vives con

la cara de tu doble ". Eres sólo un fragmento verbal, el mundo " real "

es efecto de tu voluntad, su representación.

Cabalga cabal mensajero de lo incabado;

vives te desvives, desvistes tu destino, detrás de la idea vida,

todo se desvive, después de esta vida todo revive.

¿Dios ? Habla por la boca de un ombligo vacío. No somos coherentes,

nadie lo es...¿vas a tu comienzo ?...Vaivén errante de las cosas.

Los pre-socráticos, lo vieron y vivieron: Physiomaquia.

Sabese de cierto: cosas y hombres se combaten entre sí.

El mundo es desde su origen una cíclica injusticia.

La naturaleza se disuelve reciprocamente en sus cuerpos primitivos.

 

 

Literatura es lenguaje

 

Literatura es lenguaje: núcleo disperso, diverso se une y reune.

La muerte de la literatura es paródica; la de la historia es periódica:

ambas renacen al ritmo del péndulo cósmico.

De la caverna al átomo, arte y historia agonizan siempre: no mueren nunca.

La metamorfosis renueva el siglo de lo sagrado y lo mítico.

Todo artista es creatura despojada que va a su comienzo.

El hombre – dices,  una sombra en su teatrillo.

Tras vives, trasueñas tras puertas condenadas,

tus ojos insisten en el mismo sitio, creen en milagros que los crean,

tus ojos más antiguos que la muerte salen de tu cuerpo,

emigran hacia el mío, escindidos, asidos, asilados a mi lado,

demudados mudan mudando mundos, sobran sobras, zozobran sombras,

una columna de ojos se desmorona, una estrella gime entre tinieblas,

el mar medita entre ruinas, sueñas tu vida, entonces es verdadera

     Ist es mein Leben geträumt oder ist Wahr ?

Estoy naciendo - Madre

tu rostro es un planeta, voy y planto signos en tu frente

Junio enumera la luz, ésta se fuga por mi frase,

mes y mar empiezan en tu boca, soy espuma de tus arrecifes,

me asomo a la cima de tus ojos:

el mundo es indócil; un hastío hostil,

nocturnos caen sobre mi pecho tus pasos de sal pobre,

 tus sueños arruinados,

tu ira de hierro pasa su lengua muda por la única ola golpeada, por tu naufragio deshabitado como traje de difunto, y bocas y bocanadas y temible la pulcra luna crispada sobre tu esternón de yeso,

y tus ojos hoy sepultos,

y también tu Claudio divago en tu vientre.

¿Madre me oyes ? - Estoy naciendo,

oigo tu aliento de novia profanada,

la mar se despoja de sus reflejos,

eres una rosa ataviada de meteoritos,                             

duermes en la niebla del zafiro y el frenesí,

balbuceas sed agónica y espiga de fuego,

cae tu saya de fulgor, preguntas: ¿Soy  Idea idéntica ?  ¿Causa ? ¿ Cosa ?

¿Nombre ?  ¿Número ?  ¿Incubo ?  ¿Súcubo ?

Adónica, edénica, adánica,

gesto gestándose, gastándote en tu desgaste,

claridad admirable, audible oscuridad inaudita, mirada oblicua,

desmesura irónica, demencia mesurada, musa demente, comisuras de la mente,

come mesuras mentales, comisiones, usuras, misturas, Jefes, partidos políticos,

basura icónica, criaderos de alacranes, criba de cangrejos, banderas, consignas,

estropicios, estropajos, ortopedias, prótesis, postizos,

todo rezuma olor a mierda envasada, Anus Mundi,

si bien el mundo es una novedad, no es una nueva edad,

 

¿Nietzsche?           ,

¡Te celebra, compréndelo!

Cada momento de nostalgia y desarraigo de la eternidad,

     es una caída angustiosa del Ser-en-el-mundo: Denn ich liebe dich ô Ewigkeit. 1          celebrate my self and sing myself  And what I assure you shall assume

For every atom belonging to me

As good belongs to you.

Angustia y voz de nada, presencia del sentido,

sentido de la presencia,

angustia de la nada sin voz; eso,

es ser hombre.

El río del tiempo devorando destruye el tiempo.

En Davos era otra voz. ¿La de Hans Castorp?

Poesía eso eres: texto y no pretexto

¿Poesía pura?  ¿ Poética poesía de poético poeta ?

Alto azar, azur, azuralto, salto alto, azor visor, propagar la disidencia,

he ahí tu canto sin cuento;

desterrado, proscrito, prescrito, reescrito.

Per el aspro esilio...

Tu lascierai ogni cosa diletta, pin caramente; es questo è quelle strale,

che l'arco dell' esilio pria saetta

Tuproverai si corne sa di sale

Lo pane altrui, e com' è salir l'altrui scale.

Poeta, pugnaz destino;

contra banderizas, bandos y bandas,

contra el obscuro obsecuente obediente,

contra el hipócrita, reducido al denominador común,

contra la mesnada, más nada, más nadie,

  cavila casta calavera: niebla sobre la noche infame,

Nacht  und Nebel.

Jefes y adeptos, adoptan adaptan deportan restos humanos.      Contra esto  y aquello;

ni programas, ni métodos, ni metas, ni móviles,

ni órdenes, ni regímenes, ni bulas, ni boletines,

ni plores, ni implores, ni glosas, ni gracias,

ni extrañamientos, ni ostracismos,

ni manu militari, ni mea culpa,

ni comisarios comandantes, ni impuestos impostores,

ni miserias del mundo, ni mundos de la miseria:

The mistake is to let the outer world in.

Contra todo y más aun;  borrones borregos, obcecados obturados obtusos obesos,

ramplones rateros rastreros reptan por la lengua incivil

      del curandero-Jefe, del mono monótono, del símil simio senil,

del coágulo con charreteras, del soplón, sicario, delator,

lacayo de poderosos, cerdo ladrón de cadáveres;

Poeta te opones a la obscena razón de Estado:

estado de la obscenidad sin razón.

¡Poeta!  Si lo eres tu destino es el ¡No!

Eres errancia, despiertas la ortodoxia maligna.

El mal es insondable: se toca, se huele, duele.

Toda herejía estética es dimensión disidente.

Etica del solitario solidario.

Arte y Ciencia deben permanecer fieles a sí mismo;

sólo así serán revolucionarios.

Nada de consignas.

Ni signo, ni sino, ni persignarse, ni resignarse.

En el mensaje está el masaje

There's thé respect that makes calamity of so long life. Thus conscience does make cowards ofus ail. Enderezar el mundo? Hamlet?

La condición formal estética de una obra, postula por su existencia misma, la de un autor. No es éste el padre de aquella, sino la obra madre de aquel.

Estoy naciendo - Madre. Homo duplex.

Soy un puñado de reflejos, salgo de tu mirada fïja;

si me afirmas, me niegas, si me sueñas, me adivinas.

Escritura me describes, entierras, encierras,

signas, asignas, persigues signos.

Todo se derrumba: lumbre y herrumbre.

Todo poema es un archipiélago de signos.

Toda realidad se inventa, no toda invención se realiza.

El todo no está en las partes; está𧆠 allá, en alguna parte,

más allá, estalla ya en todas partes. Está allá.

La escritura colma la calma, culmina el  colmo.

¡Cómo encomia las comas que se come ! ; ¡Cómo come cuando se encama; me deja en  coma !

Me come de parte a parte, departe, me comparte reparte. \   Se queman las comas, se caman con todos los ¿cómo?

Consume tramos de reflejos, asume la trama del universo.

Lo traduce en su anverso, reverso de un solo verso.

Divide lo distinto, adivina lo distante.

En el mismo verso versa el haz y el envés de una vez.

 

Es una voz el revés de la unidad misma.

Los poemas se escriben en lenguas diferentes;

viven en el mismo lenguaje.

 

Maestro de ironía;

 

Maestro de ironía; musa en misa y masa en museo. Diablo sale de su diccionario. Ambrose Bierce. Adios a Dios ? ¡Rescátanos del agujero! ¿Qué Joysticia es es esa?

Estoy;

es más, estuve. Zurich...

Cementerio en la colina.

Estío sobre la Yerba.

La sangre y el sol arden bajo la tierra;

Canetti dialoga con Joyce:

Una vida humana es un Sudelbuch (Cuaderno de garabatos)

Un guante que se vuelve al revés; nadie capta a nadie.

Todos desconocen a todos.

    El artista exagera precisamente: no precisa exagerando. , ¿Cuándo fue 1941?

The body was carried on January 15th, a cold snowy day, to the Fluntern

Cemetery on the hill, and in the Friedhofkapelle, there the burial speeches

     were given...Addio terra, addio cielo...  Crees que descrees, o, descreas lo que crees ?

¿El poeta es un pequeño Dios?

Piensa creando, existe creyendo.

Timor fecit Deos

(Kierkegaard, Mazzini, Estacio, Unamuno)

El hombre no se resigna, no es un fenómeno "objetivo" más.

Dios es sentido en cuando es vivido.

Dios no piensa: no existe, es eterno.                                  

(Afsluttendeuvidenskchelig Efterskrift) 

Dios es grande, piensa obrando; no sobra orando,

obra pensando. Ser es hacer; es más, estoy haciendo lo que soy.

Operari seguiti esse ?

Ser es obrar y sólo existe lo que obra.

Ser es ser percibido.

Inconciente y voluntad es uno y lo mismo.

Soy el deseo del Otro: su percepción activa.

¿El hombre de carne y hueso?

Homo sum; nihil humani a me alienum puto.

¿Quién eres?  ¿Un ojo-cámara? ¿Un oído-tiovivo ?

Todo lo captas, intensificas todo, todo lo amplificas.

El hombre concreto, nace, sufre, y sobretodo muere.

Bajo una mancha de tinta late el mundo;

poeta no es el porqué, sino el para qué.                                     

Dios es conciencia de actos humanos.

"Cada ángel y el cielo se presentan en forma humana"

 

Orlando Jimeno Grendi

 

Orlando Jimeno Grendi (Santiago, Chili, 1937), vit depuis les années soixante en Europe. Il est docteur en littérature hispano-américaine avec une thèse sur l'œuvre de Vicente Huidobo : la poétique du phénix (1989). Il est l'auteur de recueils de poèmes, éditions bilingues : Mandragore (1984), Le Masque de Perséphone (1989), L'Archipel de l'Insomnie (1998), Le Duende : Elégie à Federico García Lorca (2000), Elégie de septembre. Le 11 septembre 1973, Santiago du Chili (2003). Neruda, l'Océan s'appelle Pablo/El mar se llama Pablo (2004). Les portes de l'aube/Las Puertas del alba (2009).

 

Orlando J. Grendi naît presque par inadvertance le mois de Juin, protégé par Hermes, Mercure chez les romains. Il étudia le Droit, en dilettante, qu’il abandonna vite et sans regrets, pour  l’inutile vocation de l’errance en Europe. Des années difficiles ; nomadisme, demeures transitoires, mouvements statiques, lectures variées, kaléidoscopique perception des paysages divers et contradictoires ; villes, langues, visages, voix, cultures, configurent des esquisses mentales qui deviendront des œuvres, non pas un instant de poésie, mais le signe du sort et le dire oui et non de l’éternité de l’instant.

Le poète perçoit le trille  de la nature, la nostalgie de l’essence en lui octroyant ce lyrisme, ce timbre qui ne se brise s’il trace sa dextérité si légère en tremblant dans sa trame si trille son aile sur le fil du halo de la houle seule.

 

Durant endurant la tourmente de Mai 68 Orlando décide venant de Barcelone, ou de Madrid, ou peut-être de Rome ?....Qui  sa !  Rester à Paris pour une éternité momentanée.

Etudiant relatif de la mort , il vit et se de vit, il voit et va et revit s’il vit avec cette curieuse et inutile passion que les sages considèrent avec une ironie oblique et que les impatients appellent la vie, qui n’est d’autre qu’un prétexte pour se dévoiler dans l’acte d’écrivivre pour décrire ce que l’on vit quand on revit pour l’écrire.

 

Misanthrope mondain, anarchiste délicat, libertin ascétique, trop sceptique pour être vraiment incrédule, traducteur infidèle à soi-même, il évoque, convoque sans révoquer la motion émotive du mythe de la muse nubile dans la messe érotique, hérétique de la chronique critique, cauteleuse et caustique, chante chanteuse, si dans la pause, non dans la promptitude pré-éthique et  pro- attique, proie agrippée et prisée dans l’emprise du prix poétique, chaste  pleine dans la plaine du chaste castillane en plein mon idiome ; ouvre palabre, abracadabra, cabale et cathèdre.

A Paris Orlando commence vraiment à écrire, à suisisuscrivoir pour voir ce que l’on décrit qui plus est il vit ce qu’il voit.

 

Doctissime en Literaturantentule ; lettres, letronnes, lettretes et latrines.

Causeur éventuel, essayiste acousmatique, traductradittore, polyglotte macarronique, détail qu’il est aussi superflu d’omettre que de commettre, Orlando J. Grendi ne  meure que par esprit de contradiction, jouant avec dextérité de ses moments oisifs pour vivre, et l’oisiveté de ses moments pour écris divertir l’allegro de son divertimento.

 

Auteur des textes et des texticules, des notes et des noticules au fil du mal l’érotisme et la mort ; tout sans se presser a chaque reprise ; ni traces ni traits, ni traitements, ni contrats dans les morceaux de sa voix qui s’éloigne de la terre vers le sexe maternel d’où  il émerge et s’assume et résume et consume dans la cime de la somme du mot humide encore par la rosée matinale.

 

Dans cette miniature de rhétorique et dans le traitement du Tractatus, le poète propose le regard oblique de l’impertinence qui défie les inquisitions et les apprentis  sorciers des paradis obligatoires.

L’homme est une passion absurde, l’illusion d’une fausse perspective, un hypocrite, un comédien, un masque ;  Personne   veut dire cela

 

L’homme est un mirage étymologique.

Ainsi soit-il !   Le  Moi s’évapore dans le  Toi.

Nous n’existons par   rapport aux autres  autres.

 

Salut ,  frère lecteur !

                                       

 

 

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